Rédaction Media365, publié le vendredi 04 octobre 2024 à 18h19
En finale des Jeux Olympiques de Paris 2024, l'équipe de France féminine de basket-ball s'incline d'un petit point, 66-67 face aux États-Unis. À l'occasion de la reprise du championnat de France, La Boulangère Wonderligue, Romane Bernies, Leïla Lacan et Dominique Malonga, toutes trois médaillées d'argent, sont revenues sur ce jour si particulier.
Le 11 août, journée de clôture des Jeux Olympiques de Paris 2024, les basketteuses françaises ont frôlé un exploit monumental lors de la toute dernière épreuve, celui de vaincre les Américaines, septuples championnes en titre. Au terme d'une rencontre d'une rare intensité, dans une Accor Arena gonflée à bloc, les États-Unis l'emportent 66-67, marquant les visages français de tristes larmes.
De retour dans leurs clubs respectifs, Romanes Bernies (Lattes Montpellier), Leïla Lacan (Basket Landes) et Dominique Malonga (LDLC ASVEL), trois des douze médaillées d'argent ce jour-là, se souviennent au micro de la chaîne Sport en France. Pour la meneuse de jeu héraultaise, il n'y a "aucun regret, franchement, on a joué les yeux dans les yeux avec ces Américaines, on savait qu'on pouvait les battre, ça s'est joué à pas grand-chose." Sur l'ultime action, les Bleues sont menées 64-67 et le tableau d'affichage indique quatre secondes. Un laps de temps suffisant pour déclencher une dernière action. Leïla Lacan, alors remplaçante, n'a pas oublié. : "Il y a Marine Johannès qui court, qui dribble... Moi j'ai cru qu'elle allait tirer au milieu. Puis elle fait la passe à Gabby. Et là Gabby elle shoote, et elle marque !"
Pourtant cela ne suffira pas. Après concertation, les arbitres indiquent que la shooteuse française a mordu la ligne à trois points, enterrant les espoirs d'une prolongation et donnant la victoire aux Américaines, 66-67. À l'image des garçons la veille (défaite 87-98) ou de la claque reçue par les Braqueuses en finale à Londres en 2012 (défaite 50-86), les Bleues se contenteront de la deuxième place. Mais dans un match où le pire leur était annoncé, les joueuses de Jean-Aimé Toupane ont prouvé que l'écart se resserre... De quoi espérer jouer les troubles fêtes en 2028, à Los Angeles ?
Par Mathis Desveaux














