Clément Pédron, Media365 : publié le mercredi 13 mai 2026 à 13h20
Pilote de développement chez Mercedes et championne du monde en titre chez les femmes, Doriane Pin ne cesse de franchir les étapes dans le sport automobile. La Française croit dur comme fer à son rêve de rouler en F1 bientôt.
Doriane Pin est championne du monde en titre de F1 Academy, le championnat féminin en monoplace. La pilote Prema Racing ne visait pas plus bas après sa deuxième place lors de la saison 2024. Mais la native d'Ivry-sur-Seine a d'autres objectifs en tête à commencer par la Formule 1, comprenez ici chez les hommes. Elles sont peu à avoir réussi la performance de rouler en catégorie reine, Lella Lombardi en 1976 ou plus récemment Giovanna Amati en 1992.
Doriane Pin veut en être désormais. Le 26 avril dernier, celle qui est pilote de développement chez Mercedes, a eu l'opportunité de piloter la W12, la monoplace de Lewis Hamilton en 2021. Elle est d'ailleurs devenue à cette occasion la première femme à rouler dans cette Formule 1 signée des Flèches d'Argent, un moment qualifié d'« irréel » et de « plus beau moment » de sa vie évidemment.
Une occasion sous peu ?
Pour l'heure, George Russell et Kimi Antonelli sont les deux pilotes titulaires de l'écurie allemande. Et il n'est pas (encore ?) prévu que Mercedes change ses représentants. Dans un milieu aussi particulier que celui de la Formule 1, Doriane Pin sait pertinemment que le chemin sera rude. Mais rien ne lui fait peur même s'il lui faudra en passer par plusieurs étapes. « [Je veux] reprendre un volant en Formule 1, avait elle indiqué à Motorsport. J'espère que j'aurai cette opportunité. Je pense que nous avons fait du bon travail. J'espère que cela ouvrira des portes et des opportunités pour l'avenir. »
Après avoir goûté à la monoplace « suprême », Doriane Pin en veut logiquement plus. Et entend pour cela bousculer les codes. « Pour la F1, j'espère que ce chapitre n'est que le début et que j'aurai davantage de chances de piloter une Formule 1 et de continuer ma progression étape par étape, et, espérons-le, d'avoir un jour une séance en EL1 » reconnait la Française. Reste à savoir maintenant si les dirigeants de l'écurie allemande seront du même avis. Une participation à une séance d'essais libres dans le cadre d'un Grand-Prix serait en tout cas un sacré pas en avant pour la Tricolore. Également engagée en endurance cette année, Doriane Pin veut crever l'écran et pour cela, n'a d'yeux que pour son rêve devenu un objectif.














