Thomas Siniecki, Media365 : publié le mardi 16 juin 2026 à 12h04
Jean-Paul Pasquet représentait une certaine idée du sport auto français et de ses rêves, un garant de la passion dévorante héritée du 20e siècle.
De 1985 à 1992, soit au plus fort de sa carrière et de sa notoriété, Alain Prost trouvait quand même le temps d'organiser le Grand Prix de Pau avec son binôme Jean-Paul Pasquet. Décédé à l'âge de 92 ans dans la nuit de dimanche à lundi, ce dernier laisse un vrai vide à celui qui était son cadet de 21 années mais avec lequel il partageait cet amour du sport en général et de l'automobile en particulier : "C'était devenu un ami. Des gens comme lui, généralement, on en rencontre peu. Il avait un savoir-vivre, une éducation, un respect, une intégrité et une fidélité... C'est pour ça que j'ai immédiatement adhéré à ses propositions. Lorsque j'ai eu ce personnage en face de moi, je me suis dit 'Alain, tu vas de l'avant !'" On ne rayonnait pas d'une manière réellement particulière lorsqu'on arrivait à captiver de la sorte le jeune Alain Prost.
"Pour moi, il est resté un ami"
Jean-Paul Pasquet comptera toujours pour le quadruple champion du monde de F1, selon ses propres termes (pour Sud Ouest) : "Quand il arrive un tel malheur, peu de mots se dégagent... Je garde le positif, car c'était une très belle personne avec laquelle j'ai vécu ces sept années à Pau. Ce n'est pas parce qu'on ne s'appelait pas ou qu'on ne se voyait pas régulièrement que l'on oublie. Pour moi, il est resté un ami."
Gynécologue de métier, il avait fait de ce Grand Prix de Pau un vrai grand événement du calendrier français, ayant accueilli des courses jusqu'à la F3 ou WTCC (championnat du monde des voitures de tourisme) puis un GP historique à partir de 2001. Au fur et à mesure des années, il était devenu un des hauts et historiques personnages de la ville. Ses obsèques auront lieu mercredi à 11h à l'église Sainte-Thérèse de Pau, dans le quartier Trespoey.














