Mathieu Warnier, Media365 : publié le lundi 17 août 2026 à 20h30
Directeur de l'écurie Haas pendant six ans, Günther Steiner a confiée avoir des doutes au sujet de l'engagement en Formule 1 de Gene Haas.
Günther Steiner ne mâche plus ses mots. Pendant six ans, le dirigeant italien a tenu la barre au sein de l'écurie Haas avant de céder sa place à Ayao Komatsu en 2024. Si la première année de son mandat a été réussie avec la cinquième place au classement constructeur, le natif de Mérano a ensuite vu son équipe reculer dans la hiérarchie jusqu'à son départ. Désormais à la tête de l'écurie Tech3 en MotoGP, il est revenu sur ses années chez Haas dans le cadre du podcast « High Performance » en évoquant ouvertement ses doutes vis-à-vis de l'engagement de Gene Haas en Formule 1. « Il faudrait l'inviter pour lui demander ce qu'il voulait faire avec l'équipe, car je n'ai toujours pas compris », a-t-il tout d'abord lancé.
Steiner : « Je pense être resté deux ans de trop »
Confiant que « gagner » est son seul objectif en sport, Günther Steiner assure qu'il « faut donner le maximum » et « ne pas se contenter d'être un simple participant ». Admettant qu'il est « difficile d'accéder à la F1 » et que le succès est arrivé assez tôt pour l'écurie Haas, le dirigeant italien concède que l'homme d'affaires américain a peut-être « perdu tout intérêt pour ce sport, peut-être qu'il pensait qu'il fallait faire les choses différemment ». Le dirigeant italien ajoute que « la relation s'est tout simplement détériorée avec le temps » menant à son départ en 2024. Avec du recul, Günther Steiner considère qu'il aurait dû jeter l'éponge plus tôt. « Je pense être resté deux ans de trop », a-t-il ainsi lancé.
Steiner prend sa part de responsabilité
« J'aurais dû présenter ma vision aux propriétaires différemment, ajoute-t-il. C'est ce que j'aurais dû faire. » Regrettant de n'avoir pas su donner l'alerte auprès de ses dirigeants, Günther Steiner ne s'exonère pas de responsabilité. « C'est peut-être de ma faute si je n'ai pas réussi à le faire passer, mais j'essayais de dire : 'Voilà ce que nous devons faire pour réussir à l'avenir' », a-t-il ajouté. Un relatif désintérêt de la part de Gene Haas qui peut expliquer le lien de plus en plus proche avec Toyota, devenu le partenaire-titre de l'écurie américaine cette saison et qui pourrait envisager d'aller plus loin à l'horizon 2030, quand la F1 changera une nouvelle fois de motorisation.















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