Mathieu Warnier, Media365, publié le samedi 16 août 2025 à 22h00
Malgré les difficultés vécues en piste et en dehors, Max Verstappen a assuré avoir confiance dans son équipe pour réagir dans les plus brefs délais.
Max Verstappen fait contre mauvaise fortune bon cœur. Alors qu'il reste sur quatre titres de champion du monde consécutifs, le Néerlandais ne joue plus les premiers rôles. Ainsi, sur les quatorze premières manches de la saison 2025, le pilote de l'écurie Red Bull Racing ne s'est imposé qu'au Japon puis en Emilie-Romagne. Des résultats en demi-teinte qui se traduisent au championnat par une troisième place à 97 points d'Oscar Piastri. « Vous ne pouvez qu'accepter où vous vous situez, a-t-il confié dans un entretien accordé au site officiel de la F1 en marge du dernier Grand Prix d'Autriche. Oui, nous ne sommes pas les plus rapides à l'heure actuelle mais nous ne sommes pas non plus les plus lents. » Max Verstappen salue tout de même l'état d'esprit au sein de son écurie, qui cherche à toujours s'améliorer. « On essaye de se concentrer sur l'idée de comprendre un peu mieux notre voiture, où on peut récupérer du temps, a-t-il ajouté. Il y aura bien évidemment une toute nouvelle réglementation la saison prochaine mais je pense qu'il y a encore beaucoup à comprendre cette année. »
Verstappen et sa « deuxième famille »
C'est avec philosophie qu'il traverse les difficultés de son équipe, lui qui a « vécu bien des années durant lesquelles (il n'avait) pas une voiture à même de gagner ». Sur le Hungaroring, Max Verstappen a disputé le 226eme Grand Prix de sa carrière et le 200eme avec l'écurie basée à Milton Keynes. Une longévité qu'il présente comme « formidable » mais un chiffre dont il n'était pas conscient. « Cette écurie est à coup sûr comme une deuxième famille, a assuré le Néerlandais. Nous avons réussi tant de choses merveilleuses, dont gagner des championnats ensemble. » Mais son avenir dans le giron du groupe Red Bull a un temps été flou, sur fond de clause de performance dans son contrat et d'intérêt de Mercedes. « Il y a beaucoup de monde qui parle trop quand je ne m'exprime pas car, tout d'abord, je n'en ai pas besoin, je n'ai pas besoin de parler pour ne rien dire », a-t-il affirmé avant d'ajouter qu'il est « très concentré sur la saison 2026 avec cette écurie pour aller de l'avant ».
Verstappen évoque une « reconstruction »
Alors que la Formule 1 va connaître une révolution technique la saison prochaine, avec un moteur revu et corrigé couplé à un châssis avec aérodynamique active, Max Verstappen espère que son écurie a « bien interprété la réglementation, afin d'être compétitifs dès le début de la saison ». Mais, avant cela, l'écurie Red Bull Racing a traversé des turbulences avec le départ de Christian Horner au bout de 20 ans de collaboration et son remplacement par Laurent Mekies. Un changement que le quadruple champion du monde ne voit pas d'un mauvais œil, lui qui évoque « une petite phase de reconstruction », évoquant même « une restructuration » dont l'objectif est de « comprendre un peu mieux ce qui se passe » en vue de l'avenir. Toutefois, sa patience pourrait être mise à rude épreuve, lui qui compte bien jouer à nouveaux les premiers rôles aussi vite que possible. De quoi mettre un peu plus de pression sur le département ingénierie basé à Milton Keynes, qui a perdu il y a quelques mois Adrian Newey.














