Aurélien Canot, Media365, publié le jeudi 19 février 2026 à 21h58
A l'aube de débuter sa deuxième saison en F1 mais la première chez Red Bull, Isack Hadjar (21 ans) a fait part jeudi à l'AFP en marge des essais de pré-saison à Bahreïn de ses ambitions. Le jeune pilote français assure qu'il souhaite être sacré champion du monde au plus vite, mais ne s'imagine pas être couronné ailleurs que sous les couleurs de de l'écurie autrichienne.
Isack Hadjar attend beaucoup de la nouvelle saison de F1. Et comment ne pas être impatient sachant qu'après des débuts dans la catégorie reine vécus l'année dernière au sein de Racing Bulls, l'équipe satellite de Red Bull, le jeune pilote français de 21 ans promu sous les couleurs de la prestigieuse écurie autrichienne s'apprête à poursuivre son apprentissage de la F1 au volant de ce qui se fait de mieux ou presque sur la grille. De quoi nourrir de grosses ambitions déjà pour le Parisien qui avait terminé l'exercice précédent à la 12e place du classement du championnat du monde.
Hadjar ne s'en est jamais caché : il rêve d'être sacré au plus vite. Mais ce premier titre de champion du monde dont il souhaite tant, il ne songe même pas à le décrocher ailleurs que chez Red Bull. L'intéressé l'a clairement fait entendre ce jeudi en marge des essais de Bahreïn lors d'un entretien accordé à l'AFP. "C'est ça ou je rentre à la maison. Je ne me vois pas être champion du monde avec une autre équipe, pour l'instant."
Hadjar : "Si je suis devant Verstappen, c'est qu'il y a un problème"
Conscient d'avoir basculé dans une autre dimension, l'ancien champion du monde de F2, qui avait signé son premier podium en août dernier aux Pays-Bas (3e), estime de toute façon qu'il se doit maintenant de briller à chaque course, ne serait-ce que pour faire honneur au standing de son nouveau baquet. Et que sa monoplace soit performante ou pas, d'ailleurs. "Si la voiture permet de gagner, alors je vais gagner des courses, mais si elle ne me le permet pas, je vais quand même essayer. L'objectif est d'être régulier au maximum, être dans les points tous les week-ends. Quand on est Red Bull, on est un peu obligé. Je suis dans une voiture qui est au minimum dans le top 4, ce n'est pas un exploit en soi."
En revanche, finir devant Max Verstappen, en qui il voit "le meilleur (pilote) au monde, à voitures égales", en serait assurément un pour Hadjar, qui ne veut de toute façon pas entendre parler de pareil scénario. "Je m'attends à être dans le coup mais je ne pense pas être aussi régulier que lui. Je n'ai pas onze années de F1 dans les pattes, donc si je suis devant lui, c'est qu'il y a un problème." Pour le Franco-Algérien, il n'y aurait rien d'anormal en revanche à ce qu'il soit un jour champion du monde. Quitte à prendre son temps s'il le faut. "«J'ai 21 ans donc je peux faire de la F1 jusqu'à 40 ans. Je me donne 20 ans."














