Mathieu Warnier, Media365, publié le mardi 29 juillet 2025 à 23h20
Après un retour en 2020 et en 2021, la Turquie souhaite retrouver une place dans le calendrier de la F1 et ouvre la porte à un éventuel remplacement dès 2026.
La Turquie ne compte pas dire adieu à la Formule 1. Entre 2005 et 2011, l'Istanbul Park a été une destination habituelle du championnat du monde avant de perdre le lien avec la discipline. Circuit apprécié des pilotes, il a été le témoin du septième titre de champion du monde remporté par Lewis Hamilton dans une saison 2020 grandement perturbé par les conséquences de la crise sanitaire provoquée par le coronavirus. Le Grand Prix de Turquie a également pris place dans le calendrier en 2021 avec Valtteri Bottas qui reste à ce jour son dernier vainqueur. Néanmoins, le pays ne ferme par la porte à un retour au calendrier à l'horizon 2027 alors qu'il est désormais géré par la Fédération Turque du sport automobile (TOSFED). « Le gouvernement est fermement engagé à faire revenir la Turquie dans le calendrier de la Formule 1 avec un accord permanent et à long terme », a affirmé son président Eren Uclertopragi auprès du site spécialisé motorsport.com. L'horizon 2027 semble le plus dégagé en vue d'un retour sur le long terme au calendrier de la Formule 1, qui est présenté comme un « objectif ».
La Turquie veut revoir la F1
En effet, une des 24 places sera libérée par la non-prolongation du contrat de Zandvoort, qui accueille le Grand Prix des Pays-Bas. Toutefois, les autorités turques restent ouvertes à l'idée de proposer une piste de remplacement si un des événements initialement prévus pour l'exercice 2026 ne devait pas avoir lieu. Il est notamment question d'éventuels retard dans la construction du « Madring », le circuit de la banlieue de Madrid devant accueillir le Grand Prix d'Espagne dès l'an prochain. « Comme on le sait, le calendrier 2026 a déjà été publié, rappelle Eren Uclertoprag. Néanmoins, dans le cas où une course ne pourrait pas avoir lieu pour diverses raisons, nous pourrions accueillir le Grand Prix de Turquie. » Et un argument de poids pourra être l'engagement plein et entier du gouvernement turc à un tel projet. « Tous les paiements et les démarches liés à l'organisation de la course seront couverts par une garantie de l'Etat », a ajouté le président de la TOSFED qui écarte toute volonté d'« entrer en concurrence avec un autre pays » pour accueillir une manche du championnat du monde. Néanmoins, la F1 est une discipline qui attire toujours plus les convoitises, ce qui pourrait ne pas faciliter les desseins de la Turquie.














