Mathieu Warnier, Media365 : publié le dimanche 07 juin 2026 à 23h15
Au terme d'une course qui l'aura vu composer avec des problèmes moteur et après avoir évité de peu une pénalité, Isack Hadjar a confié être heureux de monter sur le podium à Monaco.
Isack Hadjar ne pouvait espérer plus beau cadre. Alors que ses débuts au sein de l'écurie Red Bull n'ont pas été idéaux, le pilote français a accroché ce dimanche son premier podium à l'occasion du Grand Prix de Monaco. Un moment que le Parisien a pu partager avec son idole qu'est Lewis Hamilton. « C'est vrai que c'était dur de s'imaginer un jour sur un podium avec Lewis quand j'étais en karting et que je le voyais dominer toutes ses courses, a-t-il confié à chaud au micro de Canal+. Je n'aurais jamais cru cela possible. Je pensais qu'il partirait avant que j'arrive. »
Un podium qui n'était toutefois pas espéré quand Isack Hadjar s'est plaint à de nombreuses reprises du comportement du moteur de sa monoplace. Des problèmes que l'intéressé a précisé dans des propos relayés par l'AFP avoir « commencé très tôt, dès le 12eme tour ». « J'ai commencé à avoir des soucis pour manœuvrer la voiture, elle était inconduisible, a ajouté le Tricolore. A Monaco en particulier, ce n'est pas comme si vous pouviez vous passer d'utiliser la première vitesse...et c'est là que résidait le principal problème. »
Hadjar : « Un résultat très satisfaisant »
Admettant que « c'était très dur de piloter dans ces conditions », Isack Hadjar a ajouté que, par moments, il n'avait « plus de puissance électrique ». « Au moment du second départ, j'ai encore dû gérer ces problèmes, mais j'ai continué à tout donner et je suis parvenu à finir troisième, a-t-il confié. Je suis content. » En effet, cette troisième place satisfait un pilote reconnu par sa volonté tenace de toujours faire mieux. Alors qu'il avait « commencé le week-end de la pire façon avec (son) accident lors des essais libres vendredi », Isack Hadjar assure que « c'est un résultat très satisfaisant ».
Une perte de contrôle dans la chicane de la piscine qui lui a fait perdre « toute (sa) confiance lors des deuxièmes essais libres » par manque de sensations au volant. « Lors de la troisième séance, j'ai progressé et j'ai vraiment poussé à fond lors des qualifications pour me donner une possibilité de faire un bon résultat aujourd'hui (dimanche) et cela a payé, a-t-il confié. J'aurais aimé que la course ne soit pas aussi difficile ! J'ai eu tellement de problèmes avec la voiture que je pensais finir le week-end en dehors des points. »
Hadjar : « Ma confiance dans la voiture était très basse »
Un résultat qui a été conjugué au conditionnel pendant de longues heures car Isack Hadjar était dans le viseur des commissaires car ses mécaniciens ont voulu travailler sur la monoplace pendant le drapeau rouge afin de régler les problèmes au niveau du moteur. Toutefois, alors qu'aucune modification n'a finalement été apportée, le natif de Paris a échappé à la moindre sanction et conservé ce deuxième podium en carrière après celui obtenu à Zandvoort l'an passé. Deux réussites qui n'ont pas la même saveur selon lui.
En effet, Isack Hadjar considère que son premier « a été obtenu seulement sur la piste » alors qu'il devait se battre avec sa monoplace pour en tirer le maximum. « Ce week-end, le scénario a été très différent car ma confiance dans la voiture était très basse, a concédé le Tricolore. C'est un circuit où vous avez besoin de toute la confiance du monde pour être performant. » Un podium qu'il est allé « chercher très profondément en (lui) ». « Les deux podiums sont vraiment particuliers, mais le premier est toujours le meilleur », a-t-il conclu avec malice. A lui de poursuivre sur cette lancée pour aller en chercher d'autres.












