F1 : Ferrari, un défi trop grand pour Hamilton ?

F1 : Ferrari, un défi trop grand pour Hamilton ? ©Icon Sport, Media365

Thomas Siniecki, Media365 : publié le lundi 11 août 2025 à 19h01

C'était le transfert de l'année dans le paddock, voire du siècle. Il ne fallait pourtant pas trop en attendre.

Sixième du championnat du monde à 42 points de son coéquipier Charles Leclerc, Lewis Hamilton peine à soutenir la comparaison chez Ferrari, écrasé comme tout le monde par McLaren mais qui maintient la deuxième place des constructeurs devant Mercedes et Red Bull (299 points de retard sur McLaren, soit plus encore que les 260 points du seul total de Ferrari, et 24 unités d'avance sur Mercedes). Frédéric Vasseur en convient, lui comme le septuple champion du monde n'ont sans doute pas suffisamment pris la mesure d'un tel changement : "On a peut-être sous-estimé ce défi au début de la saison, il a passé presque dix ans chez Mercedes puis dix autres années chez Mercedes, soit presque 20 ans dans le même environnement Mercedes." Car à l'époque, jusqu'en 2012 (année du premier départ de Lewis Hamilton), il s'agissait bien sûr encore de l'écurie McLaren-Mercedes - nommée ainsi, avec la firme allemande en tant que motoriste, de 1995 à 2015.

Vasseur : "Un immense changement pour chaque sujet"

"C'était un énorme changement pour lui sur le plan de la culture, des personnes autour de lui, de la partie logicielle et de la voiture, un immense changement pour chaque sujet." Et lorsqu'on voit les difficultés encore éprouvées par Charles Leclerc pour sa septième année au sein de la Scuderia... Mais le manager français l'assure, il est "très, très heureux des quatre ou cinq dernières courses, car il était de retour dans le rythme".

Un point de vue qui, après les qualifications de la Hongrie où il s'était dit "usé", ne semble pas le même du côté du pilote... Toutefois, avec le recul, Lewis Hamilton sait pertinemment et mieux que personne qu'il est venu pour 2026, cette saison prochaine tant attendue où le changement de réglementation pourrait permettre un chamboulement (total ?) de la hiérarchie. En attendant, il faudra se munir de patience, ce qui n'a jamais été la qualité première du Britannique même s'il a appris à la développer après quatre ans d'hégémonie de Max Verstappen.

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