Thomas Siniecki, Media365 : publié le lundi 08 juin 2026 à 12h20
Justifiée ou non, cette énième sortie remue une fois de plus la Scuderia, dans la foulée de la prolongation de contrat du Monégasque. Et ça commence à chauffer les oreilles de certains partenaires.
Troisième au moment de son abandon, causé par un tout droit dans le mur, Charles Leclerc avait de quoi pester au sortir de son Grand Prix de Monaco national, qu'il n'avait pas abordé depuis longtemps en aussi belle forme. C'est ce qu'on pensait, en tout cas, au regard des performances de sa Ferrari sur le début du week-end, mais... "Je ne peux rien faire. J'appuie sur le frein le moins possible, et ce n'est même pas vraiment freiner, c'est juste poser le pied sur le frein. Les freins sont on/off, on/off, ça a été mon problème sur les deux dernières courses." C'était aussi le cas à Montréal, donc. "La voiture est inconduisible, c'est inacceptable et ça me donne un mélange d'émotions négatives. Je suis déçu, triste et en colère."
Brembo "très surpris par les déclarations du pilote"
Du classique chez le pilote monégasque, pourtant fraîchement prolongé, dès lors que ça ne va pas. C'est-à-dire bien trop souvent depuis le début de son aventure avec la mythique écurie italienne en 2019... Même son semblant de mea culpa est savamment - ou grossièrement - déguisé (propos relayés par L'Equipe) : "C'est peut-être de ma faute, dans un sens, d'avoir pensé que sur ce circuit, il était mieux de partir avec des freins que je connaissais bien." Et chez Ferrari, les freins, c'est Brembo, contraint de monter au feu pour exprimer officiellement son "grand étonnement" face à ce nouveau coup de sang : "Nous sommes très surpris par les déclarations du pilote, notre partenariat avec Ferrari dure depuis plus de 50 ans. L'entreprise ne connaît pas les causes des problèmes et estime donc prématuré de tirer des conclusions définitives avant d'avoir analysé les données." L'intéressé, pourtant, assure que la solution a été trouvée et qu'elle sera appliquée à Barcelone.
Ce n'était déjà pas bien drôle l'an dernier, mais forcément ça l'est encore moins quand son coéquipier Lewis Hamilton n'est plus au fond du trou à côté. Pire, qu'il renaît totalement de ses cendres, finit deuxième du Grand Prix et prend la même place au classement pilotes, Charles Leclerc étant lui quatrième à quinze points du septuple champion du monde et à treize longueurs de George Russell (et à 81 longueurs de l'intouchable Kimi Antonelli).














