Mathieu Warnier, Media365 : publié le vendredi 07 août 2026 à 18h20
Entré dans les derniers mois de son contrat avec Aston Martin, Fernando Alonso ne semble pas prêt à prendre sa retraite. Toutefois, il compte monnayer son talent s'il devait prolonger avec l'écurie basée à Silverstone.
Fernando Alonso ne semble pas rassasié. Revenu en Formule 1 chez Alpine en 2021 après trois années loin du paddock pour courir en endurance et sur le Dakar, le natif d'Oviedo défend les couleurs d'Aston Martin depuis 2023. Si l'histoire entre l'Espagnol et l'écurie basée à Silverstone a démarré sur les chapeaux de roues avec huit podiums lors de la première saison, autant le pilote que son équipe sont ensuite rentrés dans le rang. De plus, la nouvelle réglementation a vu Adrian Newey manquer le coche avec les deux monoplaces couleur « British Racing Green » qui ne quittent pas le fond de grille. A l'approche de la fin de son contrat et au cœur de la trêve estivale, la question de l'avenir de Fernando Alonso se pose.
Alonso exigeant au niveau du salaire
Ainsi, alors qu'il a 45 ans, l'ancien double champion du monde ouvre la porte à une prolongation de son engagement envers la formation dont l'usine se situe à l'entrée du circuit de Silverstone... mais cela aura un coût et il s'annonce exorbitant. En effet, selon plusieurs bruits de paddock et le spécialiste en économie de la Formule 1 Marc Limacher, Fernando Alonso exigerait rien de moins qu'un contrat de deux ans, soit jusqu'au terme de l'exercice 2028, avec un salaire atteignant les 40 millions de dollars (34,6 millions d'euros) par saison. Ce qui serait un augmentation très nette par rapport à ses émoluments actuels, qui atteignent les 30 millions d'euros par saison alors que l'Asturien avait commencé sa collaboration avec Aston Martin à 20 millions d'euros la saison.
Aston Martin va devoir relever la tête
S'il devait obtenir satisfaction, l'Espagnol deviendrait le troisième pilote le mieux payé sur la grille de départ derrière Max Verstappen et Lewis Hamilton, qui émargent respectivement à 70 millions de dollars (60,5 millions d'euros) chez Red Bull et 60 millions de dollars (51,9 millions d'euros) chez Ferrari. Mais l'aspect financier n'est pas le seul à entrer en ligne de compte. Sans doute refroidi par le début de saison plus que laborieux de son écurie, Fernando Alonso compte avoir des garanties sur la compétitivité des futures monoplaces de la formation britannique. Alors que les évolutions apportées au châssis en Hongrie ont permis d'apporter un regain de performance avec l'Asturien qui a passé la Q2 en qualifications, celles du moteur Honda prévues d'ici quelques semaines seront un véritable test pour l'association britannico-japonaise aux yeux du pilote espagnol.















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