Dakar : Premier amputé vainqueur, Baumel savoure

Dakar : Premier amputé vainqueur, Baumel savoure ©Icon Sport, Media365

Paul Rouget, Media365 : publié le lundi 12 janvier 2026 à 09h00

Amputé de la jambe droite l'an dernier, le copilote français Mathieu Baumel, vainqueur de la première étape du Dakar, est revenu sur ce retour « extraordinaire », même si la suite a été plus compliquée.

Un parcours exceptionnel. Victime d'un grave accident le 29 janvier 2025 et ensuite amputé de la jambe droite, Mathieu Baumel rêvait de revenir sur le Dakar, et d'y gagner. Ce que le copilote du Guillaume de Mévius a fait dès la première étape de cette édition 2026 avec son partenaire belge, pour son plus grand bonheur.

Si le quadruple vainqueur (2015, 2019, 2022 et 2023) du plus célèbre des rallye-raids, aux côtés du Qatari Nasser Al-Attiyah, et son coéquipier n'ont pas réussi à l'emporter à nouveau lors de cette première semaine, et ont dû faire face à plusieurs problèmes, notamment techniques avec leur Mini John Cooper Works Rally Plus de X-Raid, le Manosquin, désormais 22e du général, n'en savoure pas moins cet éclatant retour.

« Je trouve ça extraordinaire »

« Être le premier amputé, personne handicapée, à arriver à gagner une spéciale de toute l'histoire du Dakar, je trouve ça extraordinaire. Donc si ça peut montrer aux gens qu'il ne faut surtout pas s'abattre et continuer à vivre, tous les efforts que j'ai faits pendant ces 11 mois sont récompensés », savoure Baumel, cité par la RTBF.

Et celui dont la voiture a été adaptée à son handicap, ce qui lui permet d'enlever sa prothèse, est revenu sur cette course contre la montre pour être au départ de ce Dakar. Ce qui n'a pas toujours été facile, avoue-t-il.

« Me prouver à moi-même que c'était possible »

« Il y a des jours où ça se passe mal, il y a des jours où on pleure. Il y a des jours où ça va mieux et du coup, on rit. C'est avec ça qu'il faut avancer. J'avais cette motivation et l'envie de revenir pour me prouver à moi-même que c'était possible. Quand on te dit que ça ne va pas être possible, que tu vas mettre un ou deux ans à refaire des choses, et finalement au bout de sept mois, tu es dans la voiture de course... », apprécie-t-il aujourd'hui.

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