Fabien Le Floc'h, Media365 : publié le dimanche 14 juin 2026 à 15h49
Le pilote français Sébastien Bourdais a été contraint à l'abandon au milieu de la nuit lors des 24 Heures du Mans, alors que sa Cadillac n°38 semblait bien placée dans la lutte pour la victoire.
C'est au cœur de la nuit, tôt ce dimanche matin, que Sébastien Bourdais a eu la confirmation qu'il ne réaliserait pas son rêve de remporter les 24 Heures du Mans. Dans les garages du Circuit de la Sarthe, le pilote français de 47 ans l'avait certainement compris depuis plusieurs minutes, quand il avait dû revenir avec sa Cadillac n°38 dans les stands peu après avoir débuté un nouveau relais.
Victime d'un problème de direction assistée, la n°38 est tout de même repartie avec Sébastien Bourdais au volant, malgré près d'une demi-heure d'immobilisation, sans aucune chance de victoire. Le succès fuit une nouvelle fois le natif du Mans, qui croyait beaucoup en ses chances il y a encore quelques heures, et ce sera dur à accepter pour celui qui avait pris le départ de cette course mythique pour la 19e fois de sa carrière.
« Comme un poignard dans le cœur »
« Cette course a toujours une façon bien à elle de remettre tout le monde à sa place. Tout s'est arrêté brutalement pour une pièce mécanique qui vaut probablement deux dollars. C'est comme un poignard dans le cœur, a-t-il confessé à L'Equipe. Et ça ne va pas changer en trois heures, six heures, dix heures ou douze heures. C'est le genre de course qui laisse des traces. J'ai 47 ans, je ne vais pas avoir beaucoup d'autres occasions comme celle-là. »
Désabusé, l'ancien pilote de Formule 1 n'est pas loin de penser qu'il est maudit aux 24 Heures du Mans, après avoir terminé trois fois à la deuxième place (en 2007, en 2009 et en 2011). « Certaines courses décident simplement de tourner le dos à certains pilotes et de sourire à d'autres. C'est comme ça. Dans une carrière, on perd beaucoup plus souvent qu'on ne gagne, a-t-il philosophé. Cela ne fait pas de vous un meilleur ou un moins bon pilote. Cela fait simplement partie du parcours. Mais parfois, c'est incroyablement cruel. »













