Ultra-trail du Mont-Blanc : Le gros coup de gueule de Gressier

Ultra-trail du Mont-Blanc : Le gros coup de gueule de Gressier©Icon Sport, Media365
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Thomas Siniecki, Media365 : publié le lundi 31 août 2026 à 12h23

Il ne participe pas, mais sa voix porte forcément dans le monde de la course de fond et particulièrement lorsque celle-ci se déroule en France.

Les oreilles des organisateurs de l'UTMB n'ont pas fini de siffler. Déjà de plus en plus tancés pour le gigantisme de l'événement qui, pour un certain nombre de locaux, draine désormais beaucoup trop de monde pour les simples alentours de Chamonix (et sa nature, surtout), leur appât du gain est dénoncé par un certain Jimmy Gressier. Le champion du monde du 10 000 m s'émeut du faible "prize money" réservé aux deux vainqueurs, à savoir 20 000 euros chacun : "Honteux, quand tu vois combien ça rapporte. La redistribution n'est pas efficace et équitable, car sans les athlètes, pas de course."

"Les organisateurs s'en mettent plein les poches"

Le récent médaillé de bronze européen sur 10 000 m (seulement quatrième sur 5 000 m) ne se plaint pas personnellement, "mais il faudrait peut-être commencer à se poser des questions sur les rémunérations, les organisateurs engrangeant des millions grâce aux coureurs amateurs et professionnels". Il rappelle qu'en termes d'impôt, il faut retirer quasiment 60% au gain réel. "Donc quand tu vois le prize money à mon sens dérisoire pour les athlètes, ça fait mal au cœur. Les organisateurs s'en mettent plein les poches, c'est un sport en plein boom et ce serait bien que les athlètes puissent en profiter."

Puisque les coûts d'inscription avoisinent aussi les 500 euros par concurrent, la fondatrice historique Catherine Poletti s'est déjà défendue face à ces accusations. Notamment en 2023, quand le légendaire Kylian Jornet avait appelé au boycott. "Le prix n'est pas élevé par rapport à l'événement qu'on leur propose, rétorquait ainsi la dirigeante (pour France 3). Personne n'est obligé, avec un pistolet pointé sur la tempe, de venir participer à nos courses." L'argumentaire de sa fille Isabelle Viseux-Poletti était un peu plus développé : "L'UTMB est une entreprise de 70 personnes qui, au demeurant, investit pour le futur, le transport et l'environnement. Alors ces sommes-là ne viennent pas de nulle part. En 2022, nous avons investi près de 500 000 euros dans un plan de transport."

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