Aurélie Sacchelli, Media365, publié le jeudi 11 septembre 2025 à 10h33
Les athlètes de l'équipe de France pourront faire leur test de féminité (interdit en France) à temps à Tokyo, où s'ouvrent les championnats du monde samedi, contrairement aux boxeuses françaises recalées de Mondiaux de Liverpool.
C'est désormais devenu la norme. Les boxeuses et les athlètes doivent prouver leur fémininité, via un test (par prélèvement nasal, salivaire ou sanguin), avant de prendre part à une compétition internationale, afin d'éviter les polémiques comme celle qui ont entouré certaines sportives ces dernières années (Iman Khelif en boxe, Caster Semenya en athlétisme...). Alors que s'ouvrent ce samedi les championnats du monde d'athlétisme à Tokyo, les athlètes français seront en mesure de passer ce test à temps, a fait savoir la Fédération française. "On y est. C'est World Athletics qui gère les prélèvements, qui gère les tests. On leur a confié la réalisation de tout ça", a indiqué jeudi le DTN de la Fédération, Frank Bignet. Les tests de féminité ne peuvent en effet pas être pratiqués en France. Le ministère des Sports les interdits sauf à des fins « médicales, de recherche scientifique ou, de manière très encadrée, dans la lutte contre le dopage ». Les athlètes françaises ont donc commencé à passer ce test jeudi, avec plus ou moins de motivation. "Je sais que c'est difficile de trouver de la justice dans le sport surtout avec cette problématique. Mais, en tant que femme, se faire tester, il y a quelque chose d'inconfortable. Et en même temps, ça nous met toutes dans la situation d'athlètes comme Caster Semenya", a déclaré la spécialiste du 800m Rénelle Lamote auprès de L'Equipe. "Je ne sais pas trop quoi penser, je suis un peu mal à l'aise de devoir prouver ma féminité. Je n'arrive pas trop à comprendre pourquoi on doit faire ça", a affirmé de son côté la sauteuse en longueur Hilary Kpatcha.
Les boxeuses n'ont pas eu cette chance
Même si c'est un mauvais moment à passer, les athlètes françaises pourront ensuite se concentrer à 100% sur leurs épreuves, surtout qu'en athlétisme, les femmes ne doivent pas nécessairement avoir reçu leur résultat dès le début de leur compétition. Tout le contraire des boxeuses. La semaine passée, les cinq boxeuses de la délégation française présentes aux Mondiaux de Liverpool ont été interdites de compétition car les résultats des tests, passés dans un laboratoire de Leeds, n'étaient pas parvenus avant le tirage au sort du tableau.















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