Décathlon : Mayer a « bossé comme un chien »

Décathlon : Mayer a « bossé comme un chien »©Icon Sport, Media365
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Clément Pédron, Media365 : publié le mercredi 20 mai 2026 à 15h43

Victime d'une rupture quasi-totale du muscle semi-membraneux (ischio-jambiers) en juillet 2024, Kevin Mayer a retrouvé l'ivresse de la compétition il y a deux semaines. Le double champion du monde de décathlon est déterminé à reprendre le cours de sa carrière avec les Jeux Olympiques de Los Angeles dans deux ans.

Le sourire avant tout. C'est avec envie et décontraction que Kevin Mayer s'est rendu à Lunel dans l'Hérault pour y disputer le lancer de disque et le saut à la perche, dans le cadre du premier tour des Interclubs. Une présence évidemment exceptionnelle au regard du palmarès de l'athlète mais surtout inattendue puisqu'il n'avait pas communiqué sur sa participation. À l'écouter, le Français s'est fait plaisir. Et c'est tout ce qui importe. En juillet 2024, juste avant les Jeux Olympiques de Paris, le décathlonien a été victime d'une rupture quasi-totale du muscle semi-membraneux (ischio-jambiers) lors d'un meeting. Une blessure qui a mis un terme à son rêve de médaille d'or ici à la maison.

Un peu moins de deux ans plus tard, Kevin Mayer a donc retrouvé le chemin de la compétition. Et pour se faire, le Tricolore s'en est donné les moyens. « J'ai vraiment mis les chances de mon côté, j'ai bossé comme un chien et je suis trop content car ça marche, a souri le sportif au micro de RMC Sport. Je peux de nouveau sprinter à fond. Le problème, c'est que je suis décathlonien. Et pour les haies, la douleur concerne ma jambe d'attaque. Mais j'ai repassé des haies et le lendemain : quel soulagement de ne rien ressentir ! Je les franchies de plus en plus intensément, et je n'ai pas de feedbacks négatifs. »

Pas de retraite envisagée

Voir Kevin Mayer de retour sur une liste de départ est évidemment une excellente nouvelle d'autant que le Français avait refusé de se faire opérer, préférant d'abord chercher une autre solution. Ce choix avait conduit de nombreux observateurs à estimer qu'il était temps pour lui d'arrêter sa carrière, d'autant plus à 34 ans. « Les datas montrent de plus en plus que ce n'est pas le fait de vieillir qui impacte les performances, rétorque l'athlète. Et la vieillesse n'est pas une maladie, on n'a qu'une vie. Si tu as une passion, il faut la pousser au maximum, le plus longtemps possible. Peu importe ce que le grand public dit. Arrêtez de me dire que je suis fini. J'arrêterai quand moi j'aurai décidé et si j'avais votre état d'esprit, je n'en serai pas là où j'en suis. »

C'est donc sur ce nouveau crédo que le double champion du monde de décathlon s'affiche désormais. Le Français ne veut rien prévoir et n'a officiellement pas de calendrier : « Je ne vais rien communiquer et vous faire chier jusqu'au bout, a glissé l'athlète. Après je suis fair-play, si je suis 100% sûr, je vous préviendrai. Il y aura une conférence de presse, vous serez les premiers au courant. J'ai plein de décathlons en tête. Chaque marche prendra le temps qu'elle prendra mais j'espère que ce sera le plus rapidement possible. » Une marche qui pourrait l'envoyer vers les Jeux Olympiques de Los Angeles dans deux ans si les résultats sont là.

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