Mathieu Warnier, Media365 : publié le mercredi 29 juillet 2026 à 15h20
Alors que la FFA a dévoilé ce mercredi la liste des athlètes sélectionnés pour les championnats d'Europe organisés à Birmingham, Jean Galfione a offert des éclairages sur les choix qui ont pu être faits.
Jean Galfione entre dans le grand bain. Successeur de Romain Barras au poste de manager du programme olympique de la Fédération Française d'athlétisme (FFA), l'ancien perchiste a pris la parole pour revenir sur la liste des 80 athlètes sélectionnés pour les championnats d'Europe, organisés à Birmingham du 10 au 16 août prochains. Un chiffre qui cadre avec les attentes de la fédération. Si les critères de sélection ont été suivis à la lettre, sept membres de la délégation tricolore ont obtenu leur sésame en « n'ayant rempli ni les critères prioritaires, ni les complémentaires ». Ce qui concerne Margot Chevrier, Ilionis Guillaume, Baptiste Guyon, Augustine Haquet, Stephen Mailagi, Jonathan Seremes et Felise Vahai Sosaia. Ils sont toutefois considérés comme « ayant le potentiel pour terminer dans le Top 8 lors de ces championnats d'Europe ». En effet, l'objectif minimum fixé à l'ensemble des sélectionnés se veut volontairement ambitieux, celui « d'être finalistes en individuel et, pour les relais, d'intégrer au moins le Top 5 ».
Galfione : « Les discussions ont été intenses »
« Ils doivent être tous convaincus qu'ils seront à leur place à Birmingham », ajoute Jean Galfione dans des propos relayés par le site officiel de la FFA. Une liste qui, si elle s'avère être large, aura fait l'objet d'arbitrages loin d'être évidents. Ce qui concerne « les épreuves très denses où le nombre d'athlètes ayant rempli les critères complémentaires était plus important que le nombre de potentiels sélectionnés ». Afin de trancher, les « championnats de France étaient un facteur de choix très important » puisque les deux premiers de chaque épreuve « devenaient sélectionnables pour une sélection prioritaire ou complémentaire ». « Les discussions ont été intenses, dans le cadre d'une réflexion profonde et honnête », concède l'ancien champion olympique du saut à la percher. Des choix qui ont notamment eu des conséquences au niveau des relais car « il n'y aura pas de 4x100 m à Birmingham ».
Galfione espère une réaction des sprinteurs
Ce qui s'avère être une conséquence de la perte de vitesse de l'athlétisme français en ce qui concerne le sprint. « Les championnats de France n'ont pas permis à nos sprinters d'aller suffisamment vite individuellement, dans un contexte où plusieurs d'entre eux ont dû composer avec des blessures tout au long de la saison, a expliqué Jean Galfione. Nous restons loin du compte, même en prenant en compte le temps que l'on pourrait gagner lors des transmissions. » Le responsable du programme olympique à la FFA compte sur le fait que cela servira d'électrochoc à deux ans du rendez-vous de Los Angeles. « J'espère que cette décision sera le point de départ d'une réflexion et d'échanges avec les athlètes et leurs entraîneurs, a conclu Jean Galfione. Une nouvelle stratégie est à construire avec les différents acteurs pour relancer une dynamique sur 100m et 200m. » C'est désormais aux représentants tricolores de prouver que les choix ont été les bons.













