Thomas Siniecki, Media365 : publié le lundi 17 août 2026 à 10h18
On aurait bien envie de croire l'ancien perchiste vedette, revenu dans le giron de son sport et de l'équipe de France. Joue-t-il la méthode Coué ?
A priori, rien de réjouissant à finir ces championnats d'Europe 2026 sans la moindre médaille d'or. Mais Jean Galfione, désormais directeur de la haute performance à la Fédération française, défend le bilan pour sa première grande compétition internationale (il a succédé à Romain Barras après les Mondiaux 2025) : "C'est positif, voire très positif à certains égards. Le tableau des médailles n'est pas à notre avantage, mais on a passé une marche et ça ne se fait pas en claquant des doigts, on sait d'où on vient. Dans les résultats et le classement, on est quatrième pays européen et c'est un repère. Il y a un climat où les jeunes trouvent leur place et les anciens tirent vers le haut."
"Se construire afin d'être au plus haut dans deux ans"
Mais alors, comment peut-on finir quatrièmes avec seulement onze médailles et aucun titre ? Il s'agit en fait de la hiérarchie qui cumule tous les finalistes, ce qui importe beaucoup au champion olympique 1996 de saut à la perche (sur France TV) : "On cherche tous les médailles, on ne va pas se mentir. Mais si on regarde une politique basée sur la performance et qu'on ne cherche que les médailles, sans rien en dessous... Pour construire, il faut d'abord des étapes, probablement ces finales et ensuite plus haut."
L'ancien recordman de France, premier à passer les six mètres dans notre pays (en 1999), est de retour dans le milieu de l'athlétisme après s'être consacré à la voile depuis 2005. Et il salue donc ce vrai climat vers l'avant dans l'accompagnement de la performance, dans l'objectif des Jeux de Los Angeles 2028 : "Il y a certaines nouvelles têtes de champions qui arrivent, comme Etienne Daguinos sur le podium du 5 000 m. Il a compris que c'était sa place. Je suis assez optimiste pour la suite, tout en étant lucide sur notre niveau car il n'y a pas de titre ni d'athlète inévitable sur les podiums, de valeur sûre comme on a eu Kevin Mayer ou Renaud Lavillenie. Mais ce n'est pas grave, il faut d'abord s'asseoir sur ce tapis de performances et de réflexion, les athlètes se construisent afin d'être au plus haut dans deux ans." Le temps de passage des Mondiaux de Pékin, l'année prochaine, sera sans pitié.















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