Aurélien Canot, Media365, publié le jeudi 11 décembre 2025 à 21h16
Le Grand Slam Track, tout nouveau format de compétition en athlétisme fondé l'année dernière par Michael Johnson s'est déclaré en faillite ce jeudi. Son célèbre créateur garde néanmoins espoir de pouvoir relancer très vite l'épreuve.
Michael Johnson se voyait déjà "dépoussiérer" l'athlétisme avec son Grand Slam Track, tout nouveau concept imaginé par l'ancien champion américain présentant notamment la particularité de ne proposer que des courses et non des courses et des concours comme c'est le cas lors des réunions figurant au calendrier. L'ex-légende du 400m et du 200m a dû malheureusement remiser pour le moment ses rêves au placard. Ce Grand Slam Track auquel la "Loco de Waco" croyait tant est en effet en rade jusqu'à nouvel ordre.
Jeudi, Johnson a annoncé que son projet venait d'être placé en faillite. Le problème vient surtout de tout l'argent que la société en question doit aujourd'hui aux participants venus découvrir ce nouveau format cette année (en avril et mai dernier) à l'occasion de son baptême du feu, avec quatre première étapes au menu : à Kingston, en Jamaïque, puis les deux autres sur le sol américain, à Miami puis Philadelphie. La quatrième date, prévue ensuite à Los Angeles, n'avait, elle, jamais vu le jour, déjà pour des raisons financières.
Johnson garde espoir, mais...
Johnson semblait dingue avant l'heure de son bébé, qui consistait en premier lieu pour chaque athlète engagé de s'aligner sur deux courses en deux jours, dont une seule sur sa distance de prédilection (NDLR : Le Français Sasha Zhoya avait ainsi disputé le 110m haies et le... 100m).
En proposant des contrats aux participants mais surtout des primes aux montants conséquents, le triple champion olympique a probablement vu trop gros néanmoins. Et aujourd'hui, c'est plus de 10 millions de dollars (environ 8,5 millions d'euros) qu'il doit aux participants mais ainsi aux nombreux fournisseurs auxquels il avait fait appel.
Johnson assure qu'il a avant tout déclaré sa société en faillite afin de se restructurer. De la même façon, le Texan dit garder espoir de "stabiliser ses finances, mettre en place un modèle plus efficace et se mettre en position de succès à long terme". On ne serait toutefois pas étonné de voir le Grand Slam Track mettre la clé sous la porte au bout d'une édition, qui n'était même pas allée à son terme de surcroît.














