Mathieu Warnier, Media365 : publié le dimanche 02 août 2026 à 21h20
Après avoir surpris le monde de l'athlétisme en battant le record du monde du 110m haies lors d'une compétition universitaire aux Etats-Unis, Ja'Kobe Tharp a récemment confié avoir préparé sa performance en mangeant un repas issu d'un fast-food.
Il semble y avoir du Usain Bolt chez Ja'Kobe Tharp. Après avoir écrasé la concurrence lors des Jeux d'été de Pékin en 2008, le sprinteur jamaïcain a confié avoir ingurgité nombre de beignets de poulet proposé dans un fast-food mis à la disposition des athlètes. Près de 20 ans plus tard, l'étoile filante du sprint américain est sur la même lignée. Le 10 juin dernier, à l'occasion d'une compétition NCAA organisée sur la piste d'Eugene, le natif de Murfreesboro a effacé des tablettes le record du monde du 110m haies alors détenu depuis quatorze ans par son compatriote Aries Merritt. Alors que cette référence était établie à 12''80, Ja'Kobe Tharp a bouclé la distance en 12''75.
Tharp : « Si ça marche, pourquoi changer ? »
Un peu moins de deux mois plus tard, l'athlète du Tennessee s'est laissé aller à une confession inattendue dans un entretien accordé au site officiel de l'Université d'Auburn, dont il défend les couleurs. En effet, trois heures avant d'entrer sur la piste d'Hayward Field, il a profité d'un repas venu tout droit d'un restaurant de la chaîne de fast-food McDonald's pour un apport total de 1246 calories. Au vu du résultat, Ja'Kobe Tharp a confié sur le ton de l'humour que cela pourrait perdurer. « L'entraîneur Ken Hamden m'a dit que j'allais bientôt changer mon régime alimentaire, a-t-il tout d'abord lancé. Mais bon, si ça marche, pourquoi changer ? » En effet, cet entraîneur a confié auprès de la chaîne américaine NBC avoir « acheté ce repas sur quatre continents différents ».
Un spécialiste pas opposé à ce régime
Afin de calmer les esprits, Ja'Kobe Tharp a assuré avoir bu « juste de l'eau » lors de ce repas car « il faut rester hydraté ». Egalement membre de l'Université d'Auburn, le spécialiste en sciences de l'exercice Brooks Mobley a assuré qu'un tel repas poserait plus de problèmes à un marathonien, qui « souffrirait probablement de troubles gastro-intestinaux », qu'à un sprinteur dont l'effort reste de courte durée. A l'image d'Usain Bolt il y a quelques décennies, cela pourrait donner des idées à certains. Confiant que « chaque athlète a ses propres habitudes », il ajoute qu'avoir une certaine habitude peut jouer sur la performance car cela « peut aider à éviter la fatigue décisionnelle et à réduire considérablement l'anxiété d'avant-course ».













