Fabien Le Floc'h, Media365 : publié le dimanche 10 mai 2026 à 11h51
La France a une nouvelle fois échoué face à la Chine, en demi-finales des championnats du monde samedi à Londres (1-3), mais l'écart semble se resserrer entre les deux nations.
Les Bleus y croyaient, mais ce n'est pas encore pour cette fois. Opposée à la Chine en demi-finales des championnats du monde, l'équipe de France masculine de tennis de table n'a pas réussi l'exploit (1-3) contre la meilleure nation au monde, qui reste sur onze titres consécutifs depuis 2001. Comme en finale des Mondiaux et en finale des Jeux Olympiques il y a deux ans, la marche était trop haute pour les Bleus.
« Il y a de la déception et de la tristesse, on était à la fois assez proche, mais aussi pas vraiment proche, constatait Félix Lebrun après la défaite. Collectivement, nous ne sommes pas très loin d'eux. Ils ont gagné mais cela aurait pu être nous. » Tout s'est certainement joué lors du troisième match, qui opposait Alexis Lebrun à Liang Jingkun (21e). La France et la Chine sont alors à égalité et le Français remporte les deux premiers sets avec autorité avant de gâcher deux balles de match et de finalement s'incliner (3-11, 1-11, 15-13, 12-10, 11-2). Rageant.
Alexis Lebrun abattu
« C'est la déception, et elle est très haute », a reconnu l'aîné des frères Lebrun dans L'Equipe. « Le match d'Alexis est hyper important, même si on est loin de gagner derrière. Cette victoire au match 3 leur a mis une sacrée dynamique », a analysé son frère Félix. Un sentiment confirmé par l'entraîneur de l'équipe de France, Nathanaël Molin. « C'est un match où il y a balles de match, c'est le match du milieu, c'est le cœur un peu de la rencontre, a-t-il reconnu. Les occasions, Alexis les a eues pour en finir. »
Les Bleus sont malgré la déception contents d'avoir pu tenir tête à cette équipe chinoise emmenée par le numéro un mondial Wang Chuqin, qui a qualifié la Chine pour la finale en battant ensuite Félix Lebrun en quatre manches (13-11, 9-11, 11-9, 11-4), pour la huitième fois d'affilée. « On s'en est rapproché par rapport à il y a deux ans, à Busan et aux Jeux. On est sur le bon chemin », assure le cadet des frères Lebrun. Nathanaël Molin en est également convaincu, cette équipe de France n'est qu'au début du chemin. « Nous sommes forts aujourd'hui, nous le serons davantage dans deux ans, et encore plus forts dans quatre, et probablement dans six », assure-t-il. Reste à savoir si cela sera suffisant pour, un jour, faire enfin tomber la Chine.














