Mathieu Warnier, Media365 : publié le dimanche 23 mars 2025 à 21h55
Après sa victoire sur son frère Alexis en finale des championnats de France, Félix Lebrun a confié vivre ce premier titre national comme un rêve au terme d'une finale très accrochée.
C'est un titre qui manquait à son palmarès. Ce dimanche, au Palais des Sports Marcel-Cerdan de Levallois-Perret, Félix Lebrun a mis fin à la domination de son frère aîné Alexis en remportant son premier titre de champion de France en simple. Un duel haletant qui est allé au bout des sept manches pour se conclure sur une victoire du médaillé de bronze olympique. « C'est énorme, c'est une fierté énorme. C'est un objectif depuis tout petit, un rêve, a-t-il affirmé dans des propos recueillis par RMC Sport. Aller le chercher avec un scénario comme ça, où j'ai vu la défaite arriver, avec un public comme ça, un soutien exceptionnel... c'est incroyable. » Un duel fratricide durant lequel Félix Lebrun admet avoir « craqué » et être « quasiment en larmes » alors qu'Alexis Lebrun était tout proche de la victoire après avoir concédé les deux premières manches. « Je pense que dernièrement, il joue mieux que moi, a-t-il admis. Sur le match, quand il a réussi à élever son niveau, il joue mieux que moi. Mais aujourd'hui, j'ai réussi à aller le chercher. » Une finale qui a basculé quand l'aîné de la fratrie a « vu la victoire arriver », selon le cadet.
F.Lebrun : « J'étais à mon max d'intensité »
« Moi je n'ai pas lâché quand même, je me suis dit que j'avais encore une mini chance, a affirmé Félix Lebrun. Les points ont défilé assez vite. Et assez vite je me suis retrouvé à 3-3. » Une finale qui, selon lui, a démontré ses « progrès dans l'échange », ayant réussi à tenir en respect son frère qui, à ses yeux, « est peut-être le meilleur joueur du monde là-dedans ». Mais le scenario a également poussé le médaillé de bronze par équipes lors des derniers Jeux d'été jusqu'à atteindre ses limites. « Je n'ai pas l'habitude de mettre autant d'intensité, a-t-il ajouté. J'étais à mon max d'intensité. Le match commençait à durer, c'était de plus en plus dur. » Contre un adversaire qui exige de ne pas commettre la moindre erreur, Félix Lebrun concède que « ça demande beaucoup d'efforts physiques » mais le jeu en a valu la chandelle. Au point d'imiter son frère, qui était monté sur la table l'an passé pour célébrer son titre. « J'ai pris le temps de la réflexion et je me suis dit allez c'est bon, on y va, a-t-il confié. Je suis moins lourd que lui ! » Un geste qui a fait sourire tout le public francilien, venu pour assister à une telle finale.














