Thomas Siniecki, Media365 : publié le lundi 15 juin 2026 à 14h44
Entre les deux meilleurs ennemis, ça tourne plus souvent en faveur du cadet... Mais l'aîné ne s'en fait pas, ou plus, une montagne.
Félix Lebrun a logiquement battu son grand frère Alexis ce week-end, en finale des championnats de France (4-2). "C'était un sacré match, le niveau était extraordinaire du début à la fin, résume le battu, beau joueur (pour Ouest-France). Mais avec le peu d'entraînement que j'avais, c'était difficile de tenir l'intensité. Et c'est vrai que c'est assez dur parce que j'ai l'impression d'avoir fait le maximum, en fait d'avoir été à mon top niveau de ce que je suis capable de produire. Félix a été monstrueux."
"J'arrive à mieux vivre mes émotions, à passer vite à autre chose"
Même s'il parvient à le battre de temps en temps, Alexis Lebrun connaît mieux que personne la hiérarchie nationale et même mondiale, celle qui fait de Félix un n°4 et d'Alexis un n°12. La différence est ténue entre les deux frangins génies, mais... "Dès le premier set, j'ai senti que ça allait être une longue et dure épreuve. Mais voilà, sur les top joueurs mondiaux, je suis un petit peu en dessous." L'exigence du très haut niveau international.
"Il faut que je bosse, il me met face à mes problèmes assez régulièrement", sourit encore Alexis Lebrun, médaillé de bronze olympique par équipes avec son frère (et Simon Gauzy) à Paris 2024 il y a déjà près de deux ans : "J'ai essayé de le faire douter pour aller chercher un septième set, ça n'a pas été suffisant. C'est comme ça." L'avantage, c'est qu'il est habitué... Coutumier aussi, donc, d'aller féliciter Félix pour son nouveau titre : "Il l'a mérité. J'arrive à mieux vivre mes émotions qu'avant, à passer vite à autre chose. Ce sont des expériences, certes un peu douloureuses, mais des expériences quand même (sourire). J'essaie d'y travailler." Clairement, ce duo continue de rendre chacun meilleur à tous les niveaux et beaucoup plus vite qu'en solo.













