Skateboard (F) : Taboulet, à quatorze ans, verra Paris 2024 !

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Thomas Siniecki, Media365 : publié le dimanche 23 juin 2024 à 15h53

On n'arrête plus le progrès... Et surtout la précocité, une notion de plus en plus déterminante dans les nouveaux sports de rue au menu de Paris 2024. Louise-Aina Taboulet n'a même pas quinze ans.

A quatorze ans, Louise-Aina Taboulet sera la benjamine de l'équipe de France olympique lors de Paris 2024. Samedi, en se classant 20e des qualifications de l'épreuve de park à Budapest, la championne de France 2023 a suffisamment consolidé sa place dans le top 20 mondial pour s'assurer officiellement un des tickets gagnants. Un rêve qui devient réalité pour celle qui a accéléré la démarche en 2021, lorsqu'elle a pris conscience que le skate était entré à Tokyo au programme des Jeux.

"Au collège, les profs sont au courant"

A l'âge de onze ans, déjà vice-championne de France sortante face à des filles de quinze, 18 et 22 ans, elle révélait alors avoir "fait une nuit blanche pour regarder de 2h à 5h l'épreuve des filles et la performance de Madeleine Larcheron, la Française qui m'a battue au championnat de France" : "Après, je me suis endormie ! Je n'ai pas pu voir les épreuves masculines. Mais ça m'a donné envie et j'ai un but." En 2019, elle était troisième des championnats nationaux à seulement neuf ans... Bien sûr, elle est accompagnée par ses parents qui ont su lui donner un cadre : Julien et Caroline sont tous les deux champions de planche à voile, qu'ils pratiquent très régulièrement à Leucate, dans l'Aude, où se situe aussi le skatepark familial tout en profitant également des installations voisines dans les Pyrénées-Orientales (elle est licenciée à Perpignan).


"Ma maman a voulu me mettre au skate à six ans. Je prenais des cours le mercredi à Rivesaltes et Perpignan, et je me suis améliorée. Mes parents m'ont aussi mis rapidement sur une planche à voile à l'âge de huit ans." On l'a compris, c'est le skate qui s'est très vite imposé. "Il faut être précoce, confirmait le papa Julien, là aussi dès 2021 (pour L'Indépendant). Tu as moins d'appréhension à dix ans qu'à quinze ans. Tu es plus souple." A l'image de son emploi du temps scolaire, qu'elle évoquait il y a quelques mois (propos recueillis par La Dépêche du Midi) : "Au collège, certaines personnes et les profs sont au courant que je skate et que je vais faire Paris 2024, mais je me sens bien, je ne suis pas embêtée." Il ne manquerait plus que ça.

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