Risée des Jeux de Paris, la breakeuse australienne avait « le syndrome de l'imposteur »

Risée des Jeux de Paris, la breakeuse australienne avait « le syndrome de l'imposteur »©Icon Sport, Media365
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Fabien Le Floc'h, Media365 : publié le mardi 01 septembre 2026 à 20h05

Rachael « Raygun » Gunn était devenue, bien malgré elle, l'une des stars des Jeux Olympiques de Paris 2026 en se ratant complètement lors des épreuves de breakdance, devenant la risée du monde entier.

Même dans ses pires cauchemars, Rachael Gunn n'avait pas imaginé que sa participation historique aux Jeux Olympiques de Paris 2024 ne se terminerait pas de cette façon-là. Pour la première apparition au programme officiel du breaking, et peut-être la dernière puisque la discipline ne serait pas présente à Los Angeles en 2028, « Raygun » avait été éliminée dès son entrée en lice avant d'être moquée dans le monde entier pour ses mouvements proposés pour le moins étranges.

La plateforme Netflix a décidé de consacrer un documentaire (« Untold Raygun: Breaking Badly ») à propos de cet épisode dont l'Australienne, aujourd'hui âgée de 38 ans, a fini par digérer non sans mal, grâce à l'aide d'un psychologue et d'antidépresseurs. Rachael Gunn a d'abord expliqué avoir ressenti le syndrome de l'imposteur avant même cette élimination précoce. « Je me disais: "Qu'est-ce que je fais là ? Je n'ai pas ma place ici." Ce syndrome de l'imposteur était immense, a-t-elle expliqué à USA Today, dans le cadre de la promotion du documentaire. Je n'avais pas grandi dans un milieu sportif d'élite, et me retrouver soudain au sommet de ce monde était une épreuve très difficile. Ce que l'on ressent physiquement, émotionnellement et psychologiquement... cela vous affecte vraiment à tous les niveaux. »

« J'ai fait une crise de panique »

Toute son expérience aux Jeux Olympiques s'est en fait avérée compliquée, bien loin de toutes les anecdotes racontées par certains sportifs qui expliquent avoir vécu un moment formidable lors d'une quinzaine olympique. Elle raconte notamment comment elle a fait une crise de panique simplement en apercevant une connaissance de l'équipe olympique australienne. « Je n'arrivais tout simplement pas à m'arrêter de pleurer, a-t-elle expliqué. J'ai fait une crise de panique. "Qu'est-ce que je fais ? Qu'est-ce que j'ai fait ? Est-ce que je devrais faire ça ?" »

Rachael Gunn a malgré tout réussi à se relever, après avoir eu « l'impression que toute (s)a vie s'effondrait sous (s)es yeux ». « J'essayais simplement de tenir le coup au jour le jour », confie-t-elle dans le documentaire, qui lui a permis de reprendre sa vie en main. L'Australienne se sent maintenant plus forte que jamais, après avoir réussi à se relever d'un tel épisode. « Le monde s'est déjà moqué de moi. Qu'est-ce qu'ils vont faire maintenant ? Se moquer de moi ? Je connais déjà la chanson ! Qu'ils s'y essaient, a-t-elle lâché. Ça m'est égal, vraiment, je m'en fiche. C'est donc assurément libérateur, c'est certain. »

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