Paul Rouget, Media365 : publié le mercredi 03 janvier 2024 à 15h02
"On se moque de ce que pense Vladimir Poutine", a tonné Amélie Oudéa-Castéra, la ministre des Sports, à propos de l'obligation pour les athlètes russes et biélorusses de participer sous bannière neutre aux Jeux Olympiques de Paris 2024.
Vingt jours après la sortie de Vladimir Poutine, qui avait fustigé lors de sa grande conférence de presse annuelle à Moscou la décision du Comité international olympique (CIO) d'imposer aux sportifs russes et biélorusses de participer aux JO de Paris 2024 sous bannière neutre, Amélie Oudéa-Castéra a vertement répondu au président russe. "On se moque de ce qu'il pense", a tonné la ministre des Sports mercredi sur France 2, dans l'émission Télématin.
"Il y a des règles posées par le CIO, c'est le CIO qui a l'autorité pour décider qui participe, qui ne participe pas. Il faut poser ce cadre et faire en sorte qu'il soit respecté jusqu'au bout, et tout faire pour que le pouvoir russe n'instrumentalise pas le sport pour sa propre gloire. Ce sont des messages provocateurs. On l'a aussi entendu parler de « discrimination ethnique », tout cela est du grand n'importe quoi", a dénoncé l'ancienne tenniswoman.
Poutine : "Ils enterreront le mouvement olympique"
Et si un athlète brave l'interdiction en brandissant un drapeau russe lors de ces Jeux Olympiques de Paris 2024, qui vont se dérouler du 26 juillet au 11 août ? "Il ne le fera pas, ce ne sera pas possible qu'il arrive sur le « field of play » (le terrain, ndlr) avec un drapeau", a encore assuré « AOC ». Le CIO a autorisé les sportifs russes et biélorusses à prendre part à ces JO, mais sous bannière neutre, et sans pouvoir participer aux épreuves par équipes. Une participation aussi conditionnée à leur non-soutien de l'offensive russe en Ukraine.
Des conditions dénoncées par Vladimir Poutine le mois dernier. "S'ils (les responsables sportifs internationaux, ndlr) continuent d'agir de la même manière, ils enterreront le mouvement olympique. L'idée même de l'olympisme, elle souffre aujourd'hui", déclarait-il notamment.














