Los Angeles 2028 : Les tests de féminité de retour

Los Angeles 2028 : Les tests de féminité de retour©Icon Sport, Media365
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Aurélie Sacchelli, Media365 : publié le jeudi 26 mars 2026 à 15h28

Le Comité international olympique a annoncé qu'à partir des Jeux Olympiques 2028, les sportives souhaitant concourir dans les épreuves féminines devront passer (une fois dans leur vie) un test de féminité, qui devra s'avérer positif.

Afin d'éviter les polémiques (on pense notamment à celle qui ont entouré les performances de la boxeuse algérienne Imane Khelif, sacrée à Paris 2024), le Comité international olympique a tranché. A partir des Jeux Olympiques 2028, et pour toutes les compétitions sous l'égide du CIO, les sportives souhaitant concourir dans les épreuves féminines devront se soumettre à un test par prélèvement salivaire, buccal ou sanguin, comme cela avait déjà été le cas entre les JO 1968 et 1996. Les sportives n'auront besoin de faire ce test de dépistage du gène SRY (impliqué dans la différenciation sexuelle des mâles) qu'une seule fois dans leur vie pour être autorisées à entrer dans les compétitions féminines. Cela est actuellement déjà le cas dans les compétitions de boxe.

"Un dépistage non intrusif"

"Le CIO estime, sur la base des preuves scientifiques, que la présence du gène SRY est immuable tout au long de la vie et représente une preuve extrêmement fiable qu'un athlète a connu un développement sexuel masculin. En outre, le CIO considère que le dépistage du gène SRY pratiqué par prélèvement salivaire, buccal ou sanguin n'est pas intrusif, contrairement à d'autres méthodes. (...) À moins qu'il n'y ait des raisons de penser que ce résultat négatif est erroné, le dépistage ne devra être réalisé qu'une seule fois dans la vie de l'athlète. À l'exception rare des athlètes ayant reçu un diagnostic de syndrome d'insensibilité totale aux androgènes (SICA) ou d'autres anomalies ou troubles rares du développement sexuel (DSD) qui ne bénéficiant pas des effets anabolisants et/ou améliorant les performances de la testostérone, aucun athlète dont le dépistage du gène SRY est positif n'est admissible pour concourir dans la catégorie féminine lors d'un événement organisé par le CIO", écrit le CIO dans son communiqué.

Les tests avaient été arrêtés en 1999

"Les athlètes dont le dépistage du gène SRY est positif, y compris les athlètes transgenres et les athlètes XY DSD sensibles aux androgènes, continuent d'être rattachés aux catégories auxquelles ils sont admissibles. Par exemple, pour toute catégorie masculine, ou poste masculin au sein d'une équipe de catégorie mixte ; et pour toute catégorie ouverte ou tout sport ou toute épreuve ne classifiant pas les athlètes par sexe", poursuit le CIO. En 1999, le CIO avait décidé de stopper les tests chromosomiques de féminité sous la pression de la communauté scientifique qui contestait leur pertinence, et de sa propre commission des athlètes. Mais la science a visiblement progressé.

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