Aurélien Canot, Media365 : publié le jeudi 10 septembre 2026 à 18h24
Comme attendu, Edgar Grospiron a démissionné de ses fonctions de président du comité d'organisation des Jeux d'hiver 2030 en France, ce jeudi en marge du bureau exécutif, auquel il n'a pas assisté. Le directeur général Vincent Roberti assurera l'intérim.
C'est désormais officiel : Edgar Grospiron (57 ans) n'est plus le président du comité d'organisation des Jeux Olympiques d'hiver 2030 en France. Comme prévu depuis plusieurs jours, le bureau exécutif des Jeux Olympiques et Paralympiques, qui s'est tenu ce jeudi à Décines, a essentiellement résonné de l'annonce du départ de l'ancien champion olympique de la tête du COJOP Alpes 2030. Le désormais ex-homme fort du projet n'a pas assisté à la réunion, ni en présentiel ni en visio.
Dans l'obligation de rendre son tablier face à la pression de toutes les parties prenantes (Etat, régions Sud et Auvergne - Rhône-Alpes, comité olympique et paralympique), le médaillé d'or en ski de bosses des Jeux d'Albertville en 1992 et premier champion olympique de la spécialité a néanmoins donné sa démission, dont le bureau a tout de suite pris acte tout en remerciant le concerné "pour son engagement au service du projet".
Vincent Roberti pour assurer l'intérim
Le glas a sonné jeudi pour Grospiron, nommé après que le légendzire biathlète Martin Fourcade a refusé le poste. Toutefois, son sort semblait scellé depuis cet été lorsque l'ancien héros tricolore avait tenté d'imposer lors de ce même bureau exécutif les candidatures de deux nouveaux directeurs. A savoir Xavier Blecker, pour prendre en main les opérations, et Blandine Vinagre-Rocca, qui aurait, elle, été chargée de la cellule exécutive. Retoqué, le désormais ancien président resté en fonction pendant dix-neuf mois, avait calmé le jeu en évoquant un simple "contretemps rappelaient ce jeudi matin nos confrères du Parisien.
Il se murmure même que Grospiron, toujours sur fond de dissensions et de problèmes permanents de gouvernance, aurait pris la porte plus tôt encore si Renaud Muselier n'avait pas demandé un sursis pour le "Tony Estanguet des JO d'hiver" auprès d'Emmanuel Macron en personne en marge d'un voyage présidentiel en Inde, là aussi à en croire Le Parisien. Dès lors, un siège éjectable attendait presque inévitablement le Haut-Savoyard, promis à poursuivre une vague de démissions qui avait également concerné l'ancien directeur général Cyril Linette. Lundi, une assemblé générale extraordinaire actera l'intérim, qui sera assuré par le nouveau DG Vincent Roberti en attendant la désignation d'un nouveau président.
Grospiron : "J'ai atteint le point où il devenait plus juste de passer la main que de s'y accrocher"
Dans la soirée, sur son compte Linkedin, le tout frais démissionnaire a réagi via ces quelques phrases, laissant entendre qu'il ne pouvait plus rester plus longtemps à la présidence dans ce contexte. "Certains diront que c'est un échec ou un renoncement. Je préfère dire que j'ai atteint, dans le cadre qui était le mien, le point où il devenait plus juste de passer la main que de s'y accrocher.















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