Emmanuel LANGELLIER, Media365 : publié le mercredi 13 août 2025 à 10h42
Le patron de Paris 2024, Tony Estanguet, se livre sur son avenir et le grand événement de l'année dernière.
Il y a un an, les Jeux Olympiques de Paris 2024 se terminaient après une édition exceptionnelle et mémorable. La fête a été belle, sensationnelle. Les Français et le monde entier ont vibré durant une quinzaine inoubliable à tous points de vue. Les sites étaient magistraux, les performances en nombre... L'équipe de France a terminé ces Jeux Olympiques avec un record de 64 médailles, au 5e rang du tableau des breloques. Une énorme réussite dont s'est évidemment félicité le patron de Paris 2024, Tony Estanguet .
« Il y a eu un déclic autour de cette cérémonie d'ouverture »
Le triple champion olympique et triple champion du monde de canoë-kayak a adoré la communion du pays. « La France est un pays de râleurs, terriblement divisé. Là, il y a eu un souffle d'unité. Cette communion est allée au-delà de ce que nous avions rêvé. Il y a eu un déclic autour de cette cérémonie d'ouverture. Dès le lendemain, on a senti que les Français étaient heureux, voire fiers. On a vu une France heureuse. C'est rare », a dit ces derniers jours Estanguet auprès de La Dernière Heure. Avant de tempérer : « Cela dit, il faut garder beaucoup d'humilité. Les Jeux n'ont pas réglé les problèmes politiques. Le pouvoir du sport est immense, mais cela reste du sport et le sport n'a pas le pouvoir de tout régler... »
Du recul après « une décennie extraordinaire, exceptionnelle »
Estanguet a fait parler en refusant d'être Ministre des Sports après avoir échangé avec Emmanuel Macron et Michel Barnier. « Oui, j'ai eu ces discussions-là. Mais ma mission pour les Jeux se terminait au mieux fin de l'année 2024. J'avais envie de vivre cette expérience-là jusqu'au bout et de rendre une copie propre, un budget en équilibre, et même avec un bénéfice de quelques dizaines de millions d'euros qui iront dans les caisses du sport français », livre le Français dont le futur a beaucoup fait parler . Il aspire à du recul et se ressource en « faisant du sport, en étant dans un milieu naturel » dans le Sud-Ouest. « J'ai pris un engagement avec mes proches et avec moi-même : prendre un peu de recul. J'en ai envie, j'en ai besoin. J'ai vécu une décennie extraordinaire, exceptionnelle. J'ai beaucoup changé, j'ai beaucoup grandi grâce à cette expérience professionnelle, détaille Tony Estanguet. Je ne sais pas combien de temps ça va durer. »













