50 ans après son 10, Comaneci veut « transmettre quelque chose aux générations futures »

50 ans après son 10, Comaneci veut « transmettre quelque chose aux générations futures »©Icon Sport, Media365

Emmanuel LANGELLIER, Media365 : publié le samedi 18 juillet 2026 à 21h21

Le nom de Nadia Comaneci résonne toujours dans le monde entier, 50 ans après l'exploit de la gymnaste à Montréal.

Il y a 50 ans jour pour jour, une jeune Roumaine de seulement 14 ans entrait dans l'histoire pour toujours. Le 18 juillet 1976, Nadia Comaneci devenait la première gymnaste à décrocher la note parfaite de 10 sur 10 aux Jeux Olympiques de Montréal . Une première dans l'histoire olympique de ce sport et un score si rare que le tableau n'avait même pas réussi à afficher !

« Ce dont je me souviens en premier, ce n'est pas du score, mais de la sensation. J'avais 14 ans et je ne faisais que ce pour quoi je m'étais entraînée des milliers de fois. Une fois mon enchaînement terminé, je savais que j'avais réussi ma prestation, mais j'étais loin de me douter que ces quelques secondes entreraient dans l'histoire du sport, confie, samedi, dans La Gazzetta dello Sport, celle qui a aujourd'hui 64 ans. Et je n'aurais certainement jamais imaginé que, 50 ans plus tard, on en parlerait encore. »

Une académie entièrement dédiée à la jeunesse inaugurée ce samedi à Bucarest

Ce 10 sur 10 qui fait toujours parler, un cadeau ou un fardeau ? « Sans aucun doute, un cadeau, répond Nadia Comaneci. Certes, lorsqu'on atteint un tel sommet à un si jeune âge, les attentes à notre égard grimpent en flèche. Mais je n'ai jamais perçu cette note parfaite de 10 comme un fardeau. Elle m'a ouvert de nombreuses portes, m'a donné une voix et m'a offert l'opportunité d'inspirer des générations de jeunes. La véritable responsabilité consiste à mettre cet héritage au service du bien. »

Pour marquer cet anniversaire très spécial, Comaneci, naturalisée américaine en 2001, inaugure justement ce samedi à Bucarest une académie construite par la Fondation Ion Țiriac. Un endroit entièrement dédié à la jeunesse. « Ce qui me comble de bonheur, c'est de savoir que les enfants qui franchiront le seuil de cette salle découvriront l'histoire de ce 10, mais disposeront aussi d'un espace pour écrire leur propre histoire, poursuivre leurs rêves et, peut-être un jour, accomplir des exploits qu'ils ne peuvent même pas imaginer aujourd'hui. Pour moi, c'est cela, l'héritage : transmettre quelque chose aux générations futures. »

Un exploit qui « continue d'avoir du sens pour des gens du monde entier, même 50 ans plus tard »

« Le sport parle un langage universel. Il enseigne la discipline, la résilience, le respect et la capacité à se relever après une chute - non seulement en compétition, mais aussi dans la vie », poursuit Nadia Comaneci. « Et dans un monde qui semble parfois profondément divisé, le sport a toujours le pouvoir de rassembler les gens, quelles que soient leur nationalité, leur langue ou leur culture. C'est là l'une de ses qualités les plus précieuses », glisse l'Américano-Roumaine qui est « très fière » de ce qu'elle a accompli et d'un exploit qui « continue d'avoir du sens pour des gens du monde entier, même 50 ans plus tard. La Roumanie restera à jamais le lieu où mon histoire a commencé, et je suis particulièrement heureuse de savoir que mon parcours peut inspirer les jeunes de mon pays, en leur montrant que le lieu de naissance ne détermine pas jusqu'où l'on peut aller.

Aujourd'hui, ma plus grande satisfaction est de pouvoir apporter ma contribution à la gymnastique, au sport et aux générations futures. Les médailles et les notes appartiennent à l'histoire, mais ce qui compte vraiment, c'est la façon dont on utilise les opportunités qui nous sont offertes et ce que l'on parvient à laisser derrière soi pour ceux qui nous succéderont. »

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