Ligue Européenne : Des contrats douteux au coeur d'une accusation contre le président Paolo Barelli

Ligue Européenne : Des contrats douteux au coeur d'une accusation contre le président Paolo Barelli©Panoramic, Media365

Mathieu WARNIER, publié le dimanche 03 mai 2020 à 21h45

Trois quotidiens internationaux ont révélé ce dimanche ce qui pourrait être un scandale au sein de la Ligue Européenne de natation. Cette dernière aurait signé des contrats frauduleux avec des sociétés liées à son président Paolo Barelli.

Paolo Barelli serait-il rattrapé par l'ombre de la corruption ? Trois quotidiens, le Frankfurter Allgemeine Zeitung en Allemagne, le Sunday Times au Royaume-Uni et le Daily Telegraph en Australie ont dévoilé ce dimanche une affaire qui pourrait nuire au président de la Ligue Européenne de natation depuis octobre 2009. L'instance aurait, en effet, signé plusieurs contrats suspects avec plusieurs sociétés italiennes pour des services qui n'auraient jamais été mentionnés. L'une de ces sociétés, baptisée CIR AUR, est une propriété d'un certain... Paolo Barelli. Un autre contrat ayant attiré l'attention des médias, qui ont ensuite informé des procureurs tant en Suisse, où est installé le siège de la LEN, qu'en Italie, où sont basées les sociétés mises en cause. Ce contrat, qui a été signé par Paolo Barelli mais également le secrétaire général de la LEN David Sparkes et son trésorier Tamas Gyartas, lie l'instance à une société nommée Elevan dont l'actionnaire majoritaire n'est autre que Paolo Barelli lui-même.

La LEN botte en touche

Cette société italienne, qui est enregistrée comme une société d'assurances, avait pour mission d'aider la LEN à obtenir des contrats plus juteux avec les diffuseurs. Or, il apparaît qu'Elevan n'a jamais été partie prenante dans les négociations entre la LEN et l'Union Européenne de Radio-Télévision, qui centralise les droits pour les compétitions européennes, malgré un paiement pour « activités d'identification et d'assistance » concernant ces contrats de partenariat. Les deux autres sociétés, CIR AUR et Eurozona, officiellement spécialisées dans l'immobilier, ont été rémunérées par la LEN à hauteur de 20 000 et 24 000 euros entre 2014 et 2017. Des accusations que la Ligue Européenne de natation a nié en bloc dans un communiqué publié ce dimanche où elle rejette « les allégations apparues dans certains médias », affirmant que « suite à un audit, le bureau de la LEN a unanimement estimé qu'il n'y avait pas d'éléments étayant ces accusations ». Une affaire sensible pour la natation européenne qui est, désormais, dans les mains de la justice suisse et de la justice italienne.

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