Riner "aime le crachin normand" à Houlgate

Riner "aime le crachin normand" à Houlgate©Media365
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Thomas Siniecki : publié le samedi 25 juillet 2020 à 16h43

La période est à la grosse préparation foncière pour Teddy Riner, qui a le temps de se projeter en vue du seul véritable objectif en vue, à savoir les Jeux Olympiques de Tokyo reportés à l'année prochaine.



Le traditionnel stage annuel à Houlgate se poursuit pour Teddy Riner et toute l'équipe de France masculine de judo. Il touche même à sa fin, les athlètes étant réunis en Normandie depuis le lundi 13 juillet et se séparant le mardi 28. C'est un rendez-vous qui dure depuis plus de vingt ans dans la cité balnéaire du Calvados. "Je viens depuis que j'ai quatorze ans, j'aime le crachin normand, assure Teddy Riner, souriant, à France Bleu. Le grand air, le fait qu'il y ait la mer, c'est encore la nature. On peut profiter de tous les espaces pour faire de la préparation. On va faire du vélo, il y a les marches de Houlgate, parfois on court dans les bois, sur la plage. C'est ce qui change du quotidien que l'on peut connaître à l'INSEP."

"Il faut penser à tous ces gens qui se battent. On n'est pas à plaindre"

Le boss Stéphane Traineau explique la légende que représente Houlgate pour ses élèves français, lui qui est aussi passé par là en tant que sportif : "C'était une chance d'être là, on apprenait auprès de l'équipe de France, auprès des meilleurs. Sur quinze jours, nous faisions du judo le matin et l'après-midi, et il y avait bien sûr ces fameuses marches. Elles sont dures et longues, on le faisait plusieurs fois. A cloche-pied, pied droit, pied gauche, en brouette ou avec quelqu'un sur le dos. On était content d'y être, et en même temps on savait que ça allait être un moment difficile. C'est mythique pour les judokas, tout le monde connait ces marches."


Battu pour son dernier combat à Paris, en février, après 154 victoires d'affilée en dix ans, Teddy Riner profite de ce temps de préparation retrouvé, alors que les Jeux Olympiques doivent normalement se tenir dans un an à Tokyo (pour Le Parisien) : "Tout est évidemment flou. On ne sait pas quand va reprendre la compétition. Mais la faculté d'adaptation est nécessaire au sportif de haut niveau, en toutes circonstances. Donc à nous de travailler et d'en faire une période positive. Après tout, on est en bonne santé, c'est le plus important. Il faut penser à tous ces gens et ces pays qui se battent au quotidien contre ce virus. On n'est pas à plaindre..."

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