Judo - Walide Khyar : " Je pensais que les JO seraient reportés à l'automne "

Judo - Walide Khyar : " Je pensais que les JO seraient reportés à l'automne "©Media365
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Aurélie SACCHELLI, publié le jeudi 26 mars 2020 à 08h00

En passe de disputer ses deuxièmes Jeux Olympiques, le judoka Walide Khyar (24 ans, -60kg) va devoir patienter un an de plus, mais il est prêt à s'adapter, car il se passe des choses pires actuellement.

Walide Khyar, comment avez-vois réagi à l'annonce du report des Jeux Olympiques en 2021 ?
Je ne voyais pas comment ça pouvait être possible de faire les Jeux Olympiques à ce moment-là. Il y a de la déception, on est un peu frustrés, on ne sait pas comment réfléchir à ce moment-là. Je ne pensais pas que ça serait déplacé à l'année prochaine, je pensais que ça allait se faire en 2020, quand même, à l'automne. Le Japon avait allumé la flamme il y a quelques jours... Mais en deux jours, on a appris beaucoup de choses. On s'y fait, on continue d'avancer. Il y a pire à l'heure actuelle. Il faut déjà régler ce qu'il se passe aujourd'hui avant de pouvoir parler d'une compétition sportive.

Etes-vous toujours motivé à continuer jusqu'en 2021 ?
Oui, j'ai la chance d'avoir l'âge qu'il faut. Pour certains sportifs, ça peut être compliqué de pousser encore un an. Pour d'autres, c'est plus évident. Je comptais continuer, donc ça va.

Vous étiez en passe d'être qualifié (un athlète par pays et par catégorie de poids peut aller aux JO). Savez-vous comment vont se passer les qualifications pour l'année prochaine ?
J'étais qualifié. Je ne sais pas comment ils vont s'organiser. Le staff fédéral ne sait pas lui-même comment ça va s'organiser, puisque le planning de la saison de compétitions n'est pas encore sorti. Ace jour, il reste les championnats d'Europe au mois de juin à Prague et le Masters au Qatar fin mai. Mais vu toutes les compétitions annulées dans le monde, je ne vois pas comment ça va tenir.

Avez-vous peur de ne plus combattre jusqu'à la fin de saison ?
Ça peut arriver, il faut se préparer à tout. Mais il y a pire. Des choses historiques sont en train de se passer. On veut que déjà le plus de personnes aillent mieux, et ensuite on reprendra nos vies normalement.

Khyar : "J'ai réussi à aménager une salle de sport chez moi"

Avez-vous peur des conséquences économiques de cette crise sanitaire, en termes de compétitions annulées, de sponsors en difficultés...
On verra bien. On ne peut pas savoir, c'est tellement une situation particulière et inédite, on ne sait pas ce qui peut arriver. Du jour au lendemain, il y a du changement.

Comment se passe votre confinement ?
Il se passe plutôt bien. Je suis en Seine-et-Marne. J'ai réussi à aménager une salle de sport chez moi. J'ai la chance d'avoir un jardin pour faire ce dont j'ai besoin. Mais je pense qu'à un moment donné, ça va devenir compliqué.

Arrivez-vous à garder la forme ?
On est suivi, on a des préparateurs physiques qui nous programment des séances. C'est un mode d'entraînement qui est différent, car d'habitude on fait surtout du judo. Pour le moment, ça va, mais plus le temps va passer, plus ça va être compliqué. Les objectifs ne sont pas clairs, on ne sait pas où on va exactement. Il faut s'avoir s'adapter et voir au jour le jour.

Et pour le poids, vous arriver à gérer ?
Ça va. On s'adapte (sourires)

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