La Russie aurait essayé de "hacker" les JO 2018 et 2020

La Russie aurait essayé de "hacker" les JO 2018 et 2020©Media365

Thomas Siniecki : publié le mardi 20 octobre 2020 à 19h10

Voilà qui ne devrait pas améliorer la cote de la Russie auprès du CIO... Selon les Etats-Unis mais aussi la Grande Bretagne, les Jeux Olympiques ont été la cible d'assauts informatiques de la part d'agents russes.



Les Etats-Unis affirment détenir des preuves que la Russie a tenté de pirater les JO d'hiver de Pyeongchang, en 2018. "Ils ont mené des campagnes d'hameçonnage ciblé contre la Corée du Sud, ainsi que le CIO, les partenaires olympiques et les athlètes, assure John Demers, l'assistant du procureur général à la sécurité nationale américaine. Puis, lors de la cérémonie d'ouverture, ils ont lancé un virus qui a supprimé les données de milliers d'ordinateurs qui prenaient en charge ces JO." Six agents du renseignement militaire sont ainsi inculpés aux Etats-Unis.

"La série d'attaques la plus destructrice jamais attribuée"

Les Russes étaient exclus de ces Jeux Olympiques, contraints de s'engager sous bannière neutre. Une vraie humiliation pour Vladimir Poutine, grand fan notamment de hockey sur glace. "Ce groupe de six personnes est accusé d'avoir mené la série d'attaques informatiques la plus destructrice et perturbante jamais attribuée à une seule entité", poursuit Demers, qui a également précisé que des attaques contre la campagne d'Emmanuel Macron en 2017 étaient ciblées. Et ce n'est pas tout...


En effet, la Grande-Bretagne accuse aussi la Russie concernant les JO à venir, c'est-à-dire ceux de Tokyo. "On ne peut pas ignorer les cyberattaques malveillantes, qui peuvent menacer les fondements de la démocratie", précise simplement Katunobu Kato, le secrétaire du chef de cabinet du Premier Ministre japonais. L'alerte monte forcément d'un cran à l'approche des Jeux Olympiques, reprogrammés pour l'été 2021 à Tokyo (après la pandémie de coronavirus). La Russie y sera à nouveau suspendue, comme pour les JO d'hiver suivants à Pékin, conformément à la décision de l'Agence Mondiale Antidopage en décembre 2019.

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