JO d'hiver 2018 : une nouvelle affaire de corruption ?

JO d'hiver 2018 : une nouvelle affaire de corruption ?©Media365
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Matthieu Angosto, publié le mardi 10 avril 2018 à 11h20

Une nouvelle affaire de corruption secoue le CIO. La Corée du Sud, avec l'aide du Groupe Samsung et de Papa Massata Diack, aurait acheté 27 votes pour s'assurer de l'organisation des Jeux Olympiques d'hiver de Pyeongchang.

Sous le coup d’une enquête pour « corruption, abus de pouvoir, détournements de fonds et évasion fiscale », l’ancien président de la Corée du Sud, Lee Myung-bak, aurait acheté des votes pour s’assurer l’organisation des Jeux Olympiques de Pyeongchang. C’est ce que révèle ce mardi le site spécialiste de l’olympisme, Francs Jeux. Citant comme source le groupe audiovisuel privé coréen SBS (Seoul Broadcasting System), le site explique que l’enquête contre l’ancien chef d’état aurait permis de découvrir une liste de 27 membres du CIO, qui auraient accepté de voter pour la candidature de Pyeongchang, lors de la 123eme session du CIO, le 6 juillet 2011. En échange, ils recevraient des contrats marketing ou des accords de partenariat avec le géant électronique Samsung, partenaire du CIO dans le cadre du programme TOP.

Trois scandales de corruption sur les 3 derniers JeuxAutre acteur dans cette affaire : Papa Massata Diack. Fils de l’ancien président de l’IAAF Lamine Diack, il est l’une des personnes les plus recherchées par Interpol. Banni à vie de l'IAAF, il est soupçonné d’avoir joué les intermédiaires dans d’autres affaires de corruption olympique, dont celle qui touche à l’attribution des Jeux Olympiques de Rio, en 2016. En travaillant de concert avec le PDG de Samsung Lee Kun-hee, lui-même membre du CIO jusqu’en 2017, il aurait convaincu 27 votants, dont 12 seraient originaires d’Afrique, d’assurer la victoire de Pyeongchang. Certains des membres corrompus devaient même voter pour Annecy au premier tour, avant de reporter leur voix lors du second tour. Une précaution qui ne fut pas nécessaire, puisque la candidature asiatique a obtenu la victoire dès la première session de vote. Après Rio et Tokyo, c’est la troisième campagne d’attribution des Jeux Olympiques qui est secouée par une affaire de corruption. Arrivé à la tête du CIO deux ans après le vote incriminé, Thomas Bach s’affaire depuis sa prise de pouvoir à rénover l’organisme en profondeur.

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