Volley - Tillie : "Presque l'aboutissement d'une vie sportive"

Volley - Tillie : "Presque l'aboutissement d'une vie sportive"©Media365
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Thomas Siniecki, Media365 : publié le jeudi 05 août 2021 à 17h01

L'équipe de France a été magistrale jeudi à Tokyo, pour conclure le formidable triptyque des Bleus en sports collectifs. Earvin Ngapeth et Laurent Tillie, un peu sonnés, ont étalé leur bonheur après la qualification en finale.



Un peu plus de quatre heures après les handballeurs, une heure après les basketteurs, les volleyeurs ont réussi le triplé pour les Bleus en se qualifiant eux aussi en finale olympique. "Je suis super heureux, ça fait plaisir, apprécie Earvin Ngapeth (sur France 2). On est passés par toutes les émotions dans ce tournoi. Rejoindre une finale olympique avec ce groupe, ça fait quinze ans qu'on joue ensemble pour certains, c'est magnifique... Une finale, ça se gagne, il reste un gros match à sortir, mais on est aux anges. On a ce lien de fraternité, nous sommes unis et on se connaît par coeur, on se bat les uns pour les autres. C'est la famille ! C'est ça, notre force. Ce sera compliqué contre la Russie, mais ils ont du mal quand on joue notre jeu. Il ne faudra donc pas aller dans le défi physique, mais continuer avec ce plaisir."

"On veut encore un petit truc"

Pour le coach Laurent Tillie, qui quittera l'équipe de France samedi, "c'est presque l'aboutissement d'une vie sportive" : "C'est énorme, je n'arrive pas à réaliser. Ce n'était pas un très beau match, mais tellement important sur la pression et le résultat... On réalisera seulement quand on aura un petit truc autour du cou (sourire). Je n'ai pas envie de penser à l'après, je veux maintenir mon cap, j'ai encore deux jours en tant que coach et je veux tout faire pour ramener l'or, même si ce sera très compliqué... On veut encore un petit truc."


Le sélectionneur conclut, ému, en rendant un nouvel hommage à ses joueurs : "La force de ce groupe, ce n'est pas moi. Après un an, un an et demi, je leur ai dit qu'ils croyaient toujours en ce qu'ils faisaient, et c'est ça l'important : travailler avec l'espoir et la croyance qu'on va réussir. Si on croit toujours qu'on va réussir un résultat, comme ils l'ont fait, on accepte de prendre des coups car on va y arriver, on va s'améliorer. La Fédération m'a permis de bâtir, car même après trois ans, ils ne m'ont pas viré. Donc tant qu'ils y croient, on peut rater, revenir et construire. Si le joueur n'y croit plus, il faut qu'il arrête et qu'il change. Et c'est pareil pour le coach." Laurent Tillie a pris les commandes des Bleus en 2012.

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