Un champion olympique de Tokyo menacé de mort pour ses positions politiques

Un champion olympique de Tokyo menacé de mort pour ses positions politiques©Media365

Paul Rouget, Media365 : publié le dimanche 14 novembre 2021 à 15h11

Premier champion olympique de l'histoire de l'escalade, le jeune Espagnol Alberto Gines Lopez (19 ans) a été menacé de mort après avoir critiqué le parti d'extrême droite Vox.



Il est, et restera à tout jamais le premier champion olympique de l'histoire de l'escalade. Début août à Tokyo, l'Espagnol Alberto Gines Lopez avait remporté la médaille d'or de cette discipline nouvellement admise aux Jeux, devançant notamment le Français Mickaël Mawem, sorti en tête des qualifications et bien placé avant la dernière épreuve, mais qui avait finalement terminé à la sixième place. Gines Lopez est lui devenu une vedette dans son pays, mais il a rapidement découvert que la célébrité n'avait pas que des bons côtés. Notamment lorsqu'un de ses anciens tweets, où il critiquait le parti d'extrême droite Vox, a été exhumé. Ce qui lui a valu des menaces de mort sur les réseaux sociaux, comme il l'a raconté dans un entretien à la version espagnole du Huffington Post.

Une interview où il évoque notamment son engagement politique, lui qui est décrit comme un progressiste : "En raison des valeurs qui m'ont été inculquées, j'ai toujours été clair sur mes idées et ma position politique. Maintenant, parler librement de politique est presque considéré comme un problème et il semble que ce soit mal. Mais je pense que cela ne devrait pas être comme ça. Nous avons tous nos pensées et nos idées et tant que vous respectez tout le monde, il ne devrait y avoir aucun problème à s'exprimer librement." Celui qui a fêté son 19e anniversaire le mois dernier a aussi déclaré qu'il pensait toujours ce qu'il avait écrit dans son tweet, à savoir que les jeunes ne voulaient pas de Vox, avant d'évoquer les menaces de mort dont il a fait l'objet. "On m'a écrit beaucoup d'atrocités en privé. Mais je préfère les ignorer. Le problème avec Twitter, c'est qu'il devrait y avoir une limite car vous ne pouvez pas menacer de mort quelqu'un comme ça. Après, on peut dire beaucoup de choses derrière un écran. Et il y a des gens qui ont beaucoup de temps libre", a-t-il conclu sur le sujet.

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