Paris 2024 : L'Afghanistan suspendue ?

Paris 2024 : L'Afghanistan suspendue ?©Panoramic, Media365
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Paul Rouget, Media365 : publié le mercredi 07 décembre 2022 à 15h56

Le CIO a menacé l'Afghanistan de suspension pour les Jeux Olympiques de Paris 2024, en raison des restrictions imposées aux femmes dans le pays gouverné par les Talibans, qui leur interdisent de notamment de pratiquer un sport.



Réunie à Lausanne, la commission exécutive du Comité international olympique (CIO) a exprimé sa « sérieuse inquiétude » et « fortement condamné » les restrictions imposées aux femmes en Afghanistan, et ce « malgré les engagements répétés du CNO afghan et de ses autorités sportives à assurer le plein respect de la charte olympique et du principe fondamental de non-discrimination. » Depuis la prise de pouvoir des Talibans en août de l'année dernière, les femmes, encore plus que les hommes, ont vu leurs libertés se restreindre considérablement en Afghanistan, puisqu'il leur est interdit d'aller à l'école, de voyager ou encore de pratiquer un sport.

"Nos athlètes rêvaient d'être des championnes"

La commission exécutive urge donc les autorités afghanes compétentes à « prendre des mesures immédiates au plus haut niveau pour annuler ces restrictions et garantir un accès sûr au sport pour les femmes et les jeunes filles dans le pays », sans quoi l'Afghanistan pourrait se voir interdire de participer aux Jeux olympiques de Paris 2024. L'organisation Human Rights Watch avait interpellé le CIO sur le sujet, demandant la suspension de l'Afghanistan, et donc du soutien aux athlètes afghans, ce que le CIO a refusé.

"Le CIO devrait suspendre les talibans et leurs fédérations sportives réservées aux hommes jusqu'à ce que les femmes et les filles puissent à nouveau s'entraîner et concourir, a ainsi demandé la judokate Friba Razayee, la première Afghane à participer à des Jeux Olympiques en 2004. Avant le retour des talibans, nous avions de nombreuses équipes sportives féminines, notamment du football, du volley-ball et des arts martiaux. Nos athlètes se sont entraînées dur et rêvaient d'être des championnes et des modèles dans leur communauté."

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