Les Japonais de plus en plus hostiles aux Jeux

Les Japonais de plus en plus hostiles aux Jeux©Media365

Paul Rouget : publié le dimanche 19 juillet 2020 à 18h30

Si les Jeux olympiques de Tokyo ont été reportés à l'an prochain en raison de la pandémie de coronavirus, de plus en plus de Japonais veulent un nouveau report voire même une annulation, alors que la capitale est en état d'alerte maximale.


Alors que Tokyo est repassé mercredi en état d'alerte maximale en raison de la recrudescence des cas de Covid-19, les Jeux olympiques, initialement prévus du 24 juillet au 9 août 2020 dans la capitale nippone mais reportés en 2021 (du 23 juillet au 8 août) à cause de la crise sanitaire, sont loin d'être une préoccupation majeure pour les Japonais. Seulement 23,9% de la population est ainsi favorable à la tenue de cette olympiade l'an prochain, selon un sondage de l'agence de presse Kyodo. 

75% pour un report ou une annulation

75% des personnes interrogées se disent favorables à un nouveau report des JO ou à leur annulation pure et simple. 12% d'entre eux jugent que le virus ne pourra pas être maîtrisé de sitôt, et que le gouvernement japonais devrait prioriser la lutte contre sa propagation, alors que 5% justifient leur hostilité à la tenue des Jeux en raison de l'augmentation des coûts d'organisation de l'évènement. Dans un sondage effectué le mois dernier auprès des Tokyoïtes, par Kyodo et la chaîne de télévision Tokyo MX, 51,7% des habitants de la capitale japonaise interrogés se disaient pour un report, 24% d'entre eux souhaitant leur annulation. 

On craint une deuxième vague

Depuis, Tokyo est donc désormais à son plus haut niveau d'alerte au coronavirus. "Les experts viennent de nous dire que la situation des infections est au niveau 4 d'une échelle de 4, ce qui signifie que celles-ci semblent se répandre", a ainsi déclaré cette semaine la gouverneure Yuriko Koike, qui vient d'être réélue. Et même si aucun décès dû au coronavirus n'a été recensé à Tokyo depuis trois semaines, et que le Japon a été globalement épargné, avec 22 500 cas répertoriés et près de 1000 morts depuis le début de la crise sanitaire, on craint, comme ailleurs, l'arrivée prochaine d'une deuxième vague de contamination. 

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