JO 2024 : Face aux sénateurs, Tony Estanguet a dressé un bilan positif des préparatifs

JO 2024 : Face aux sénateurs, Tony Estanguet a dressé un bilan positif des préparatifs©Media365
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Mathieu WARNIER, publié le mercredi 31 mars 2021 à 18h50

A un peu plus de trois ans des Jeux Olympiques de Paris, le président du COJO Tony Estanguet est longuement revenu sur les préparatifs à l'occasion d'une audition devant la Commission de la Culture, de l'Education et de la Communication du Sénat.



C'était l'heure du grand oral pour Tony Estanguet. Aux côtés de la directrice de l'Impact et de l'Héritage Marie Barsacq et du directeur général de la Solidéo Nicolas Ferrand, le président du Comité d'Organisation des Jeux Olympiques de Paris 2024 a été auditionné ce mercredi par la Commission de la Culture, de l'Education et de la Communication du Sénat. Une occasion de faire le point devant les élus sur l'avancement du projet, à un peu plus de trois ans de la cérémonie d'ouverture. A cette occasion, Tony Estanguet a confirmé que « la France veut proposer un nouveau modèle de Jeux pour faire bouger les lignes » avec « la conviction que le sport est un vrai outil au service des Français ». Sur le plan économique, le patron des JO 2024 a assuré que le contexte lié à la crise sanitaire ne freine pas la volonté de son organisation de « porter notre ambition » avec des jeux qui vont « solliciter 150 000 emplois » et injecter dans l'économie « près de quatre milliards d'euros d'argent privé ». Toujours sur le plan économique, assurant qu'« il n'y a pas de signal d'alerte sur notre programme marketing de partenariat » avec 53% des recettes déjà assurées, Tony Estanguet a ajouté qu'« on est dans le temps de passage de Londres 2012 qui est la référence ».

Estanguet pas encore fixé concernant la billetterie

Un autre dossier brûlant reste celui de la billetterie. Sur ce sujet, le patron du COJO confirme qu'« on va avancer sur différents modèles en espérant travailler sur une hypothèse enthousiaste ». Un projet qui est mené avec l'idée d'apprendre des expériences précédentes, et notamment de celle liée aux prochains Jeux de Tokyo. « On est associé aux différents travaux de Tokyo depuis trois ans maintenant et on a des points réguliers de travail avec les équipes du comité d'organisation pour partager avec eux la dernière ligne droite, qui a été rocambolesque et qui l'est encore », ajoute Tony Estanguet pour qui « il est trop tôt pour Paris 2024 d'arrêter un modèle sur le programme de billetterie ». Ce dernier a également noté que « ce qui est intéressant c'est que quand on réduit le nombre de spectateurs, on réduit les dépenses en lien avec la sécurité, la restauration, les transports », assurant que « si on devait réduire la voilure en nombre de spectateurs, les dépenses seraient également réduites ».

Les transports, une potentielle épine dans le pied du COJO

Une autre question qui a beaucoup intéressé les sénateurs est celle des transports, avec la perpective de la mise en place du Grand Paris Express à temps pour l'ouverture des Jeux Olympiques. Toutefois, les retards pourraient poser problème, notamment concernant les lignes 16 et 17 qui concernent Le Bourget, qui accueillera les épreuves d'escalade mais également le village des médias. S'il admet qu'« on s'est calé sur la carte du Grand Paris Express » au moment de construire le dossier de candidature, Tony Estanguet confirme que le COJO n'a pas émis de demandes à ce sujet. Concernant les lignes 16 et 17 du Grand Paris Express, si elles « ne sont pas au rendez-vous, on regarde les différentes options pour acheminer les spectateurs ». A cela s'ajoute une réflexion sur l'installation de parkings à vélo pour les spectateurs, un élément qui n'a pas été intégré au projet initial. Après cet oral, le comité d'organisation des Jeux Olympiques verra ses faits et gestes étudiés de près par les sénateurs, le président de la Commission de la Culture, de l'Education et de la Communication du Sénat Laurent Lafon ayant confirmé qu'une mission d'information sur les JO 2024 va être créée.

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