JO 2024 : Du plomb dans l'aile pour le réaménagement du Trocadéro

JO 2024 : Du plomb dans l'aile pour le réaménagement du Trocadéro©Panoramic, Media365

Emmanuel LANGELLIER, Media365 : publié le mardi 13 décembre 2022 à 19h40

Souhaité par la maire de Paris, le réaménagement de la place du Trocadéro en vue des Jeux Olympiques de Paris est compromis.



Les Français vibrent actuellement pour la Coupe du Monde 2022 où les Bleus de Didier Deschamps vont essayer de rallier une nouvelle finale, mercredi soir. Dans un an et demi, ils s'apprêtent à être encore très gâtés puisqu'ils accueilleront les Jeux Olympiques. Ce sera à Paris du 26 juillet au 11 août 2024. Avant la tenue de ces JO que tout l'Hexagone attend, il y a encore beaucoup de choses à régler. Des travaux, des aménagements, réaménagements...

Un blocage en contentieux administratif

Le Trocadéro devait notamment être réaménagé selon le vœu de la maire de Paris Anne Hidalgo. Mais cette perspective est compromise en raison de l'opposition de l'Etat d'après le premier adjoint de la mairie de la Capitale. « Nous avons désormais un blocage en contentieux administratif (...). Pour la mise en œuvre avant les JO, ça paraît difficile », a dit Emmanuel Grégoire, l'adjoint à l'urbanisme, au cours d'une rencontre avec les journalistes avant le conseil municipal dédié au budget 2023. Ce projet de la mairie de réaménagement des abords de la Tour Eiffel vise notamment à la réduction de la place de la voiture de part et d'autre du pont d'Iéna, qui est appelé à devenir « le premier pont végétalisé de Paris ». Au Trocadéro, la circulation doit être réorganisée en demi-lune sur le modèle de la place de la Bastille.

Un avis défavorable maintenu par le nouveau préfet


Didier Lallement, alors préfet de police de Paris, avait émis un avis défavorable au projet de réaménagement des abords du plus célèbre monument français, et mis en avant ses craintes liées à des « reports de circulation importants » et « des retenues » qui pourraient gêner l'intervention des secours. Son successeur, Laurent Nunez, l'avait maintenu mi-octobre. Fin octobre, la justice administrative avait rejeté la requête en référé de la Ville contre la décision de l'ancien préfet de s'opposer aux travaux. Au début de ce mois, la mairie avait déjà dû renoncer aux petits bâtiments prévus aux pieds de la Tour Eiffel pour les touristes et les employés, suite à la polémique suscitée par l'abattage d'arbres qu'impliquaient ces constructions.

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