JO 2021 : Pour ingérence politique, l'Italie pourrait être sanctionnée par le CIO

JO 2021 : Pour ingérence politique, l'Italie pourrait être sanctionnée par le CIO©Media365

Mathieu WARNIER, Media365, publié le mardi 26 janvier 2021 à 09h40

Mécontent de l'ingérence du gouvernement italien dans les affaires du CONI, le CIO pourrait sanctionner l'Italie ce mercredi lors d'une réunion de son Comité Exécutif.

Verra-t-on le drapeau italien le 23 juillet prochain pour l'ouverture de Jeux Olympiques de Tokyo ? La question peut se poser car, ce mercredi lors de la réunion de son Comité Exécutif à Lausanne, le Comité International Olympique (CIO) pourrait prendre des sanctions à l'encontre de l'Italie. En effet, depuis plus de deux ans, l'instance installée en Suisse a tiré la sonnette d'alarme concernant l'ingérence du gouvernement italien dans la gestion du CONI (Comité National Olympique Italien) alors qu'un des principes mêmes du CIO, présent dans la Charte Olympique, est l'indépendance totale des comités olympiques nationaux vis-à-vis des autorités politiques. Une affaire qui a démarré fin 2018 avec le gouvernement italien qui a mis sous sa tutelle l'agence en charge des salariés et des finances du CONI.

Le CONI appelle à des réformes, un décret pris en urgence

Si le CIO devait sanctionner le CONI pour cette ingérence politiques dans ses affaires, les conséquences pourraient être lourdes. En effet, l'Italie pourrait tout simplement être mise au ban des Jeux Olympiques et, à l'image de ce qui devrait arriver aux athlètes russes, les Italiens pourraient être contraints de disputer les épreuves à Tokyo sous bannière neutre et, notamment, défiler lors de la cérémonie d'ouverture sans leur drapeau. Auditionné devant les parlementaires italiens ce lundi, le président du CONI Giovanni Malago a appelé à des réformes législatives rapides afin d'éviter une telle issue. « On peut encore trouver une solution d'ici mercredi, il y a encore le temps », a confié le responsable du mouvement olympique italien qui n'a pas manqué de préciser que « dans le cadre de ses fonctions, le CONI ne peut dépendre d'une société gouvernementale ». Un avertissement qui a été pris au sérieux par le gouvernement italien. En effet, ce dernier a pris ce mardi en urgence un décret qui garanti l'autonomie totale du CONI vis-à-vis des autorités politiques. Est-ce que cela suffira à convaincre le CIO ? Là est la question...

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