JO 2020 : Renaud Lavillenie ouvert à l'idée d'être porte-drapeau

JO 2020 : Renaud Lavillenie ouvert à l'idée d'être porte-drapeau©Media365
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Aurélie SACCHELLI, publié le jeudi 26 décembre 2019 à 09h10

Dans une interview accordée à L'Equipe ce jeudi, le recordman du monde du saut à la perche Renaud Lavillenie annonce souhaiter être porte-drapeau de la délégation française aux JO de Tokyo.

Dans sept mois, le monde aura les yeux rivés sur Tokyo où se dérouleront les Jeux de la XXXIIeme Olympiade de l'ère moderne. Mais qui portera le drapeau français le 24 juillet lors de la cérémonie d'ouverture ? On le saura quelques semaines avant le début des JO, mais en ce lendemain de Noël, un premier candidat s'est déclaré : Renaud Lavillenie. « J'étais déjà candidat il y a quatre ans. Mais Teddy (Riner) l'était aussi, tout comme Tony Parker et Florent Manaudou. Cela faisait quatre prétendants sérieux et légitimes, mais Teddy avait rapidement assumé cette responsabilité et il était devenu le choix le plus évident », explique le perchiste de 33 ans dans une interview accordée à L'Equipe. Renaud Lavillenie verrait le fait de porter le drapeau tricolore devant toute la délégation française comme la récompense d'une belle carrière. « C'est un rôle très important et prestigieux. Dans l'absolu, ça ne change pas la carrière d'un athlète car ça arrive plutôt à la fin normalement quand on a accompli pas mal de choses. C'est l'une des plus belles récompenses extra-sportives possibles, surtout dans un pays comme la France où on a suffisamment de champions légitimes », assure le recordman du monde (6,16m), double médaillé olympique, quintuple médaillé mondial et quadruple médaillé européen (en plein air).


Lavillenie ne croit pas à la malédiction

Si Jackson Richardson (2004), Tony Estanguet (2008) ou encore Laura Flessel-Colovic (2012) ne sont pas parvenus à remporter de médaille l'année où ils ont été porte-drapeau, Renaud Lavillenie ne veut pas croire à une malédiction, d'autant que Teddy Riner, lui, a réussi à remporter l'or en 2016 à Rio. « Teddy a rompu la malédiction, donc s'il y a un moment où il faut y aller, c'est bien maintenant (rires). Il faut aussi être en phase avec le rôle, avoir les épaules pour l'assumer, car l'exposition est effectivement importante et les contraintes vont logiquement avec », poursuit le perchiste auprès du quotidien sportif. Alors que Florent Manaudou, Mélina Robert-Michon ou encore Clarisse Agbegnenou pourraient légitimement aussi être candidats, ce sont les athlètes eux-mêmes qui désigneront leur porte-drapeau. Renaud Lavillenie sera-t-il l'élu ? Réponse dans quelques mois...

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