Jeux paralympiques : Martinet, une porte-drapeau encore en or ?

Jeux paralympiques : Martinet, une porte-drapeau encore en or ?©Media365

Paul Rouget, Media365 : publié le vendredi 13 août 2021 à 10h15

Pour ses cinquièmes Jeux, la judokate Sandra Martinet, qui sera porte-drapeau de la délégation tricolore à Tokyo, espère de nouveau se parer d'or au pays du judo. Avant de raccrocher ?



Une vraie émotion. Elue, avec le tennisman Stéphane Houdet, porte-drapeau de la délégation tricolore aux Jeux paralympiques de Tokyo (24 août-5 septembre), Sandra Martinet a eu du mal à cacher ses émotions après avoir appris cette nouvelle "fantastique". "J'ai hurlé de joie à en faire peur mon mari. Il ne comprenait pas ce qui se passait. Il était derrière la baie vitrée chez nous, alors je lui ai fait signe, que je serai porte-drapeau. Après, j'étais remplie d'émotions, j'avais les larmes aux yeux...", a-t-elle confié à Ouest-France.

La revanche de Rio

La judokate de 38 ans est une vraie habituée des Jeux. Au Japon, elle va ainsi prendre part à la compétition pour la cinquième fois. Médaillée d'argent en 2004 à Athènes puis à Pékin quatre ans plus tard, elle s'était fracturée la cheville lors de sa demi-finale à Londres, en 2012. Mais elle avait pris une éclatante revanche à Rio et remporté la médaille d'or, toujours dans la catégorie des moins de 52 kilos. Mais cette fois, c'est en -48kg qu'elle va concourir, et elle se sent "plutôt bien" avant d'aborder ces cinquièmes Jeux paralympiques, en tant que numéro un mondiale de sa catégorie. Et elle espère bien imiter Clarisse Agbégnénou, également porte-drapeau et qui a remporté l'or à Tokyo.

"Je ne pense pas à la pression"

"Je ne pense pas à la pression d'être la personne qu'on attend, la numéro un. Je veux être dans les meilleures conditions possibles pour décrocher cette deuxième médaille d'or. Je veux surtout prendre du plaisir, parce que des fois avec les blessures et à presque 40 ans, y'a la dureté du niveau et de se séparer de sa famille", avoue-t-elle dans un entretien accordé à France 3. La représentante de l'US Orléans, atteinte d'une achromatopsie, une pathologie qui affecte la vision et empêche de distinguer les couleurs, n'exclut pas d'arrêter après ses cinquièmes Jeux, pour profiter de sa famille et se consacrer plus à son métier de kinésithérapeute.

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