Jeux Paralympiques : L'émotion de Benoit et Latchoumanaya

Jeux Paralympiques : L'émotion de Benoit et Latchoumanaya©Panoramic, Media365

Emmanuel LANGELLIER, Media365 : publié le dimanche 29 août 2021 à 11h47

Médaillés de bronze aux Jeux Paralympiques de Tokyo, Nathalie Benoit et Hélios Latchoumanaya ont vécu des compétitions chargées d'émotions.



La France continue de s'illustrer aux Jeux Paralympiques de Tokyo. Plusieurs nouvelles médailles sont venues s'ajouter à la collection tricolore dans la nuit de samedi à dimanche. Bon, pas d'or cette fois, mais du bronze. Nathalie Benoit s'est notamment offert une deuxième médaille paralympique neuf ans après l'argent à Londres en décrochant la 3eme place en aviron, dans l'épreuve du skiff. Les deux premières concurrentes étaient intouchables alors elle a défendu la troisième place, acquise dès le départ, et conclu en 11'28''44.

Nathalie Benoit : « Je ne me suis pas affolée »


Hypersensible selon ses propres mots, la Marseillaise de 41 ans, atteinte d'une sclérose en plaque depuis ses 17 ans et obligée d'être en fauteuil à 25 ans, était particulièrement émue après sa belle médaille. « Cette médaille, c'est beaucoup de soulagement et de joie, réagissait-elle. Franchement, j'étais extrêmement stressée avant, mais j'avais beaucoup visualisé la course. Je savais que tout le monde partirait vite, l'objectif était de rester dans son bateau. Je ne me suis pas affolée. Après, en ayant pris un peu d'avance, j'ai pu contrer les attaques », raconte d'après L'Equipe Nathalie Benoit qui s'était retirée après sa breloque d'argent en 2012. « C'était pour de mauvaises raisons, mais j'étais submergée à l'époque, je ne pouvais pas faire autrement », concède-t-elle.

Hélios Latchoumanaya : « J'ai réussi la mission »


Agé de vingt ans de moins, Hélios Latchoumanaya a lui aussi vécu de sacrées émotions. Dans le tournoi para de judo, chez les moins de 90 kilos, le jeune homme de 21 ans s'est paré de bronze après une cruelle élimination en demi-finales sur une erreur technique face à l'Iranien Nouri sur waza-ari. « Je suis dégouté, il n'y avait aucune action. Juste il me marche sur le pied. Du coup je ne peux pas reculer et je tombe tout seul. Pour moi, ça ne mérite pas de marquer. Mais je ne suis pas arbitre. Voilà, c'est fait. Je visais clairement le titre, je vais me battre pour la place de 3. Mais, perdre comme ça, je n'en suis pas fier », avait-il lâché avant de rafler le bronze. Le pensionnaire de l'INSEP s'est adjugé la petite finale en dominant le Kazakh Amanzhol. « On savait que l'adversaire était costaud, qu'il faudrait y aller à fond. Je pense que j'ai réussi la mission. Maintenant j'ai hâte d'être à Paris en 2024. J'étais venu ici pour le titre, je fais troisième, à Paris ce sera la bonne », s'est réjoui Hélios Latchoumanaya.

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