Jeux olympiques : Le pacte de performance, un gage de sérénité

Jeux olympiques : Le pacte de performance, un gage de sérénité©Media365

Gabriel Vanhoutte, publié le mardi 16 avril 2019 à 13h25

Ce lundi, huit athlètes français en lice pour les Jeux Olympiques de Tokyo ont signé un pacte de performance avec Engie en présence de la ministre des sports Roxana Maracineanu. Un engagement qui vient offrir une sérénité financière à des sportifs désireux de se mêler la chasse aux médailles.

« Préparer les Jeux demande de la sérénité », martèle la Ministre des sports Roxana Maracineanu ce lundi, sur une estrade, dans le hall de la Tour Engie. Si la femme d'Etat est présente, en compagnie de l'état-major de l'entreprise énergétique, c'est pour signer un pacte de performance, liant huit athlètes français et Engie jusqu'au Jeux olympiques 2020. Un accord financier pour l'entreprise, qui s'engage à soutenir financièrement des sportifs en quête de médailles. En contrepartie, les athlètes bénéficient d'un début d'insertion professionnelle, leur permettant de partager expériences et valeurs acquises au cours de leurs carrières avec les salariés du groupe. Un pacte qui rassemble, somme toute, le monde du sport et celui de l'entreprise. L'objectif ? Créer un élan collectif vers les olympiades tokyoïtes. Pour la ministre, l'objectif est fixé : « Je rêve de faire de la France une nation sportive. » Une nation sportive et unie, donc.

Madeleine Malonga : « Ce n'est toujours évident » de couvrir les frais

Ils seront huit athlètes à profiter d'une manne financière certaine (20 000 euros par an) pendant leur préparation aux JO : Billy Besson, Marie Riou, Pierre Le Coq (voile), Elodie Clouvel (pentathlon moderne), Madeleine Malonga, Luka Mkheidze (judo), Pauline Ado (surf) et Cassandre Beaugrand (triathlon). Les cinq premiers, présents ce lundi pour signer le pacte avec Isabelle Kocher (PDG d'Engie), ne cachaient pas leur satisfaction. « On a besoin d'aide, ce n'est pas toujours évident de pouvoir payer par exemple des séances chez l'ostéopathe ou le psychologue, pour la préparation mentale », confie Madeleine Malonga, championne d'Europe 2018, qui confirme que ce pacte « est important » pour elle. Le mot d'ordre du contrat apparaît aisément en lettres d'or : offrir de la sérénité aux athlètes. Pierre Le Coq (30 ans), après avoir mené des études de chirurgie dentaire en parallèle de sa carrière, exprime également son soulagement : « (Avec le pacte), je vais pouvoir me concentrer sur Tokyo... pour les dents, on verra après ! » Car si le pacte ne garantit pas nécessairement une intégration dans l'entreprise partenaire de l'athlète au terme de sa carrière, elle lui offre l'occasion de mettre un premier pied dans le monde de l'entreprise et d'acquérir une expérience professionnelle, qui fait souvent défaut au sportif à l'aube de sa « deuxième carrière ».

Elodie Clouvel : « Après l'argent, je ne peux que rêver d'or »

Billy Besson et Marie Riou, navigateurs aguerris, champions du monde ensemble en Nacra 17 en 2013 et 2014, affichent quant à eux leur volonté de briller lors des olympiades nippones, après la déception de Rio 2016. « Les Jeux de Rio ont été un peu compliqués, notamment avec la blessure de Billy (une hernie discale qui l'a handicapé durant toute la compétition, ndlr). On a un goût d'inachevé » avoue la navigatrice de l'année 2018, avant que son binôme ne l'assure : « On s'est relevé et on continue à se battre. On va à Tokyo pour vaincre ! » Une résolution claire et sans concession que partage Elodie Clouvel, déjà médaillée en pentathlon moderne au Brésil et qui entamera sa troisième campagne olympique, au Pays du Soleil Levant : « Après l'argent, je ne peux que rêver d'or ! » Pour atteindre ces ambitions élevées, le pacte de performance mise donc sur un engouement collectif et un engagement commun. Car « le sport crée du sens et des communautés » assure Isabelle Kocher, ravie d'accueillir pour la deuxième fois des athlètes dans le giron de sa firme. Une communauté dressée comme un seul homme pour faire bloc derrière ces huit athlètes, « avec 160 000 salariés qui seront les premiers supporters » pour la PDG d'Engie. Les athlètes tricolores quant à eux, peuvent reprendre leur préparation pour les Jeux avec l'assurance d'une stabilité nécessaire à leurs performances en 2020.

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