Breakdance, skate... Estanguet justifie ces choix

Breakdance, skate... Estanguet justifie ces choix©Media365

Raphaël Brosse, publié le vendredi 22 février 2019 à 11h30

Le surf, le skate, l'escalade et la breakdance, tels sont les quatre sports additionnels proposés par le COJO au CIO dans le cadre du programme des Jeux Olympiques de 2024. Tony Estanguet a profité d'une interview accordée à L'Equipe pour expliquer ce qui a motivé le choix de ces disciplines.

On en sait désormais un peu plus sur le spectacle auquel le monde entier aura droit lors des JO de Paris. Jeudi, le Comité d'organisation des Jeux Olympiques (COJO) a révélé l'identité des quatre sports additionnels sélectionnés à cette occasion : il s'agit du surf, du skate, de l'escalade et de la breakdance. Il appartient maintenant au CIO de valider la liste définitive des disciplines qui seront au programme en 2024. Mais qu'est-ce qui a incité les organisateurs à choisir ces pratiques ? Interrogé à ce sujet par L'Equipe, Tony Estanguet a mis en avant les trois grands principes ayant orienté la décision finale : « D'abord, la chance pour ces sports d'être adoptés par le CIO ; ensuite, le fait d'être encore mieux connecté avec la génération 2024, avec ce qui fait le buzz aujourd'hui sur les réseaux sociaux ; enfin, rester cohérent avec ce que l'on veut faire depuis le départ : des Jeux plus créatifs. (...) Si on veut être crédibles et démontrer que tous les sports sont bons à pratiquer, c'est bien de mettre ceux que les jeunes consomment. » Autrement dit, l'objectif du président du COJO et de son équipe était donc de cibler un public jeune. « Avec ces sports additionnels, on a essayé de s'adresser de façon plus spécifique à une frange de la population, la jeunesse, » a-t-il ainsi confié.

Les fédérations de squash et de karaté ont du mal à digérer

Cette sélection fait évidemment des malheureux parmi les sports non retenus, comme le squash et le karaté. « Notre projet était low cost, a expliqué Jacques Fontaine, président de la Fédération internationale de squash, à L'Equipe. Et puis il y a l'universalité : le squash est bien présent sur les cinq continents, grâce aux Anglais et à leurs dominions. Je suis très déçu pour les athlètes. » Pour le karaté, la pilule semble encore plus difficile à avaler. Cet art martial découvrira le monde de l'olympisme à Tokyo, en 2020... et sait d'ores et déjà qu'il ne sera pas reconduit deux ans plus tard. « Le karaté, une discipline spectaculaire et populaire, pratiquée par plus de 250 000 licenciés sur l'ensemble du territoire (dont 120 000 jeunes), pourvoyeuse historique de médailles pour la France, ne sera donc pas représentée aux Jeux Olympiques de Paris en 2024, a déploré Francis Didier, président de la Fédération française de karaté, via un communiqué. Le rêve de milliers de jeunes karatékas vient de se briser. Nous serons bien présents à Tokyo, mais il n'y aura pas de lendemain. »

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