Athlétisme : Pérec évoque la pression dans le sport

Athlétisme : Pérec évoque la pression dans le sport©Media365

Guillaume MARION, Media365 : publié le samedi 31 juillet 2021 à 11h20

Pour L'Equipe, Marie-José Pérec, l'ancienne athlète française, est revenue sur la pression qu'elle a subie durant sa carrière.



Marie-José Pérec n'y va pas par quatre chemins. Pour L'Equipe, la Française est revenue sur la pression qui a façonné sa carrière. « La pression était devenue mon alliée, ma grande amie, mon mari, mon amant, et d'un coup, elle est redevenue mon ennemi », a confié celle qui a remporté trois titres olympiques, à Barcelone et à Atlanta. « L'athlétisme a d'abord été un jeu. Même la première fois que je viens courir en métropole, je suis trop contente d'être là, je m'amuse. La pression, je la découvre pour mes premiers Championnats de France en 1989. Je m'aligne sur 400m haies, une discipline que je ne maîtrise pas, et là, je vois apparaître les premiers "symptômes" : j'ai envie de vomir, du mal à dormir, je me refais la course plein de fois dans ma tête et je perds à chaque fois, parce que je rate une haie, je tombe, je perds une chaussure, mon lacet se défait... », a par la suite reconnu celle qui a fait briller l'athlétisme français.

« Perdre c'était presque mourir, c'était trop »

« Cette peur-là, je l'avais déjà ressentie, mais à l'école. Comme j'étais mauvaise élève, quand il y avait un contrôle, j'étais déjà à me dire "Je vais encore prendre un zéro..." Aux Championnats de France 1989, je me retrouve dans la même situation qu'à l'école. Ça me prend à la gorge, j'essaie de bien respirer. Comme, de nature, je ne suis pas du tout quelqu'un de détendue, je suis encore plus stressée que les autres et ça se voit beaucoup. Je vais vomir, je suis vidée et j'ai l'impression que les autres ne sont pas comme moi, alors je ne comprends pas, a également reconnu Pérec. (...) J'avais arrêté l'école, alors il fallait que je réussisse, je n'avais plus le choix. Je jouais mon avenir. Dans ma tête, c'était toujours "Je dois, je dois, je dois..." Perdre c'était presque mourir, c'était trop. Et en même temps, c'est cette pression qui me permettait d'escalader les murs. »

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