Tournoi des 6 Nations 2010 : Quand le XV de France a signé son dernier Grand Chelem

Tournoi des 6 Nations 2010 : Quand le XV de France a signé son dernier Grand Chelem©Panoramic, Media365
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Mathieu WARNIER, Media365 : publié le jeudi 17 mars 2022 à 15h20

Alors qu'Antoine Dupont et ses coéquipiers vont affronter l'Angleterre ce samedi avec l'objectif de réaliser le Grand Chelem, retour sur la dernière victoire du XV de France dans le Tournoi des 6 Nations, qui remonte déjà à 2010.



Les Bleus touchent au but. Après avoir vaincu l'Italie, l'Irlande, l'Ecosse et le pays de Galles, les joueurs de Fabien Galthié vont affronter ce samedi l'Angleterre avec le Grand Chelem à la clé en cas de succès. Le cas échéant, ce serait la 26eme victoire du XV de France dans le Tournoi des 6 Nations et, surtout, le dixième Grand Chelem. Les coéquipiers d'Antoine Dupont mettraient ainsi fin à douze ans de disette depuis le dernier succès continental de la sélection tricolore. Un an et demi avant une Coupe du Monde 2011 conclue par une défaite en finale face à la Nouvelle-Zélande, les hommes de Marc Lièvremont avaient marqués les esprits avec cinq victoires en autant de rencontres entre le 7 février et le 20 mars 2010. Emmené par son capitaine Thierry Dusautoir, le XV de France a démarré son épopée par le toujours périlleux déplacement à Murrayfield pour y affronter l'Ecosse. Une rencontre marquée par le doublé de Mathieu Bastareaud et une défense tricolore imperturbable, qui n'a laissé que trois pénalités à Chris Paterson (9-18). La confirmation des bonnes dispositions du XV de France est venue dès la deuxième journée et la réception de l'Irlande, alors tenante du titre, au Stade de France.

Après l'Irlande, le pays de Galles a cédé

William Servat a donné le ton peu avant la demi-heure de jeu, Yannick Jauzion corsant l'addition quatre minutes plus tard. Clément Poitrenaud a donné plus d'ampleur au score à l'heure de jeu avant que David Wallace ne sauve l'honneur pour le XV du Trèfle, largement battu (33-10). Le déplacement au pays de Galles, quant à lui, a longtemps été une démonstration de force de la part des Bleus. Après un essai d'Alexis Palisson consécutif à une interception, François Trinh-Duc a fait de même juste avant la mi-temps atteinte avec un écart de 20 points en faveur du XV de France. La deuxième mi-temps a été plus difficile pour les joueurs de Marc Lièvremont, qui ont dû se contenter de deux pénalités de Frédéric Michalak puis Morgan Parra, qui revenait alors d'une exclusion pour dix minutes. En face, poussés par leur public, les Gallois ont réagi avec des essais de Leigh Halfpenny et Shane Williams mais échouent à six longueurs des Bleus (20-26). La quatrième journée a ensuite vu le XV de France affronter l'adversaire le plus à sa portée, l'Italie. Une Squadra Azzurra qui, sur la pelouse du Stade de France, a été piégée d'entrée avec un essai d'Imanol Harinordoquy avant que David Marty ne bonifie une supériorité numérique au quart d'heure de jeu. Le centre perpignanais y est ensuite allé de son doublé. Marc Andreu, Yannick Jauzion puis Alexandre Lapandry ont corsé l'addition.

L'Angleterre déjà sur la route du Grand Chelem

Levant le pied, les Bleus ont encaissé deux essais en toute fin de match par Carlo del Fava et Pablo Canavosio mais sans que cela remette en cause la quatrième victoire du XV de France (46-20), ouvrant la porte à un potentiel Grand Chelem. Mais, comme cette année, c'est l'Angleterre qui était sur le chemin des Bleus. Alors que Martin Johnson a remodelé son équipe avec Jonny Wilkinson laissé sur le banc, Marc Lièvremont s'est appuyé sur les joueurs victorieux de l'Italie avec Mathieu Bastareaud qui a pris la place de David Marty au centre. Une rencontre que François Trinh-Duc a lancé par un drop mais, sur l'action suivante, Toby Flood s'est joué de la défense tricolore pour aplatir ce qui est resté comme le seul essai d'une rencontre fermée. S'ils n'ont pas su percer le rideau défensif, les Bleus ont été en mesure de le mettre à la faute, obtenant trois pénalités réussies par Morgan Parra. Le buteur clermontois a alors donné cinq points d'avance au XV de France à la mi-temps. La deuxième période, sous tension, s'est avérée très fermée. Seule une pénalité de Jonny Wilkinson à l'entame du dernier quart d'heure a permis au XV de la Rose de se rapprocher mais sans faire craquer les Tricolores. Avec une courte mais précieuse victoire (12-10), le XV de France a signé le Grand Chelem. Fabien Galthié et ses hommes auront sans doute à cœur de s'inspirer de leurs aînés pour remettre la France au sommet du rugby européen.

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