Coupe de France : Les meilleures productions de Nantes

Coupe de France : Les meilleures productions de Nantes©Panoramic, Media365
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Emmanuel LANGELLIER, Media365 : publié le mardi 01 mars 2022 à 15h52

Le FC Nantes est encore au rendez-vous du dernier carré de la Coupe de France. Huit fois finalistes de la compétition, les Canaris ont souvent brillé. Retour sur les meilleures performances des Jaune et Vert en Coupe.



Après sa splendide victoire contre le Paris-Saint-Germain (3-1) et son match nul décevant sur le terrain du FC Metz (0-0) en Ligue 1, le FC Nantes retrouve la Coupe de France. Mercredi soir (coup d'envoi à 21h15), les Canaris accueilleront l'AS Monaco en demi-finales de la prestigieuse compétition, dont c'est la 105eme édition en 2022, avec l'objectif de se rendre au Stade de France le 8 mai prochain. Les Nantais briguent une 9eme finale.

Les 8 finales précédentes ont abouti à 3 titres et 5 déceptions. Finalistes en 1966, 1970, 1973, 1983 et 1993, les Jaune et Vert ont raflé la mise en 1979, 1999 et 2000. 22 ans après leur ultime sacre, ils rêvent en grand, armés d'un parcours sans embûches avec une cage inviolée depuis leur entrée en lice : qualifications aux tirs au but à Sochaux en 32emes (5-4, 0-0 après 120 minutes), 2-0 contre Vitré en 16emes, 2-0 contre Brest en 8emes, et encore un succès 2-0 aux dépens de Bastia en quarts de finale.

Trois premières finales perdues

Le FC Nantes, sacré 8 fois champion de France (et une fois en Coupe de la Ligue en 1995), a donc très souvent réussi en Coupe de France, une compétition majeure au XXeme siècle qui a perdu un peu de son éclat depuis plusieurs années. 11eme club le plus titré de l'histoire de la compétition, très loin derrière le Paris-SG et ses 14 distinctions (devant l'Olympique de Marseille, 10), l'institution créée en 1943 par Jean Le Guillou et Marcel Saupin possède l'un des plus palmarès du football français et s'est illustrée à plusieurs époques en Coupe.

Leur première finale, les Canaris l'avaient perdue en 1966. Alors entraînée par José Arribas, la bande à Robert Budzynski, Jean-Claude Suaudeau, Bernard Blanchet et Jacky Simon s'était inclinée face à Strasbourg (0-1), vainqueur au Parc des Princes devant 36000 spectateurs sur un but de Pierre Sbaïz à la 50eme minute. Quatre ans plus tard, le 31 mai 1970 au Stade olympique Yves-du-Manoir de Colombes, les Nantais n'avaient pas eu davantage de réussite. L'équipe d'Arribas, avec notamment Roger Lemerre, Philippe Gondet, Henri Michel et Philippe Levasseur dans ses rangs, avait subi la loi de l'AS Saint-Etienne d'Albert Batteux menée par Robert Herbin, Jean-Michel Larqué, Aimé Jacquet et Hervé Revelli (0-5). La troisième finale ? Encore ratée ! Sacré champion de France cette année-là en 1973 (comme en 1965 et 1966), Nantes avait raté le coche une nouvelle fois devant l'Olympique Lyonnais de Bernard Lacombe, Raymond Domenech, Serge Chiesa et Fleury Di Nallo (1-2), au Parc des Princes.

Premier sacre en 1979 contre l'AJ Auxerre de Guy Roux

La quatrième était la bonne dans l'antre parisien devant plus de 46 000 personnes en 1979. Dirigé par Jean Vincent, emmené par Jean-Paul Bertrand-Demanes, Maxime Bossis, Henri Michel, Oscar Muller, Gilles Rampillon, Loïc Amisse et Eric Pécout, auteur d'un splendide triplé (11eme, 104eme, 120eme), le FCN emportait le morceau à l'issue de la prolongation et d'un match longtemps indécis (4-1) aux dépens de l'AJ Auxerre d'un certain Guy Roux assis sur le banc, 39 ans à l'époque. « Sans vouloir dissocier des individualités de mon équipe qui ce soir-là s'était très bien comportée, je retiens les trois buts d'Eric Pécout et l'activité inlassable et efficace du regretté Omar Sahnoun », se souvenait en 2000 Jean Vincent, sacré champion de France en 1977 et 1980, et trois fois vice-champion (1978, 1979, 1981).


Dans les années 1980, Nantes se frayait un chemin vers la finale de la Coupe de France en 1983 après avoir éjecté les Girondins de Bordeaux (0-0, 4-0), le Racing Paris 1 (2-2, 1-0) et Lille (1-0, 1-1). La formation dirigée par Jean-Claude Suaudeau baissait pavillon dans les dernières minutes contre le Paris-SG de Georges Peyroche au terme d'une partie à suspense. Bruno Baronchelli (17eme) avait d'abord répondu à Pascal Zaremba (3eme) puis Safet Susic (65eme) avait rétorqué à José Touré (41eme). Nabatingue Toko avait finalement crucifié Bertrand-Demanes à la 82eme au Parc des Princes. Il aura ensuite fallu attendre dix ans pour revoir les Jaune et Vert à Paris pour l'ultime rencontre de la doyenne des compétitions de la FFF. Pour le même résultat... Le FC Nantes Atlantique de Suaudeau, avec dans ses rangs Christian Karembeu, Claude Makélélé, Reynald Pedros, Patrice Loko et Nicolas Ouédec s'inclinait à nouveau au Parc face au club local du PSG (0-3) sur des buts d'Antoine Kombouaré (49eme sur penalty), un ancien de la maison, David Ginola (55eme) et Alain Roche (60eme).

Doublé 1999-2000

La suite est beaucoup plus réjouissante puisque le club de Loire-Atlantique peut se targuer d'avoir glané ses deux finales suivantes, les deux dernières disputées, désormais au Stade de France. Dans le dernier carré au côté de trois équipes de deuxième division (Nîmes, Sedan et Le Mans), Nantes s'offrait une deuxième Coupe, le 15 mai 1999 en s'offrant les Sangliers de Sedan. Une victoire sur la plus courte des marges (1-0) dessinée grâce à un penalty transformé par Olivier Monterrubio à la 58eme minute. Après le titre de champion décroché en 1995 et deux ans avant celui de 2001, Raynald Denoueix portait les Mickaël Landreau, Nestor Fabbri, Eric Carrière, Sébastien Piocelle et autre Frédéric Da Rocha au firmament dans le ciel de Saint-Denis.


L'année suivante, les hommes du technicien canari remettaient ça au même endroit, le 7 mai 2000, contre un invité très surprise. Tombeur de Lille, Cannes, Strasbourg et surtout de Bordeaux, champion de France en titre, en demi-finales, le Calais de Ladislas Lozano créait la sensation en poursuivant sur sa lancée en ouvrant le score au SdF grâce à Jérôme Dutitre (34eme). Un exploit prodigieux était en train de se nouer devant les 78 000 spectateurs de l'enceinte dyonisienne quand Antoine Sibierski douchait finalement les espoirs du club de CFA. Auteur d'un doublé (50eme, 90eme sur penalty), le milieu offensif offrait à Nantes sa troisième Coupe de France (2-1). Dans un geste très sportif et classe, Mickaël Landreau levait le trophée en compagnie du capitaine calaisien Reginald Becque. Outre ses 8 finales, le club nantais s'est également arrêté en demies en 1984, 1994, 2001, 2004, 2006, 2007 et 2019.

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